[Macronistan, Coronavirus] Alors Véran, on continue de mentir?

On va juste faire un calcul basique, à base de pourcentages.

Posons que le taux d’infection au coronavirus soit le même que celui de la grippe à l’heure actuelle, soit 167 cas pour 100 000 habitants.

Ce n’est pas une hypothèse déraisonnable car si le coronavirus présente une mortalité équivalente à celle de la grippe, il est en revanche beaucoup plus contagieux.

Le nombre de patients touchés par le coronavirus est donc de l’ordre de 111 900.

Posons que 3% des patients atteints du coronavirus se retrouvent en réanimation.

Cela nous fait donc à chaque instant t 3 357 patients nécessitant de la réanimation.

Posons que tous les patients rentrant en réanimation y restent en moyenne 7 jours avant d’en sortir soit vivants, soit les pieds devant.

Cela représente donc un besoin effectif de lits en réa de 3357* 7 = 23 499 lits.

Nombre total de lits en réa en France: 10 000.

On explose donc la capacité de réanimation par deux avec le seul coronavirus, auquel il faut rajouter les autres pathologies et urgences.

En d’autres termes, pour saturer les services de réa sur l’ensemble du territoire, il faudrait 3 jours selon l’hypothèse que nous posons.

Comment se fait-il qu’en France en cas d’épidémie, d’accident industriel grave etc. on ne soit pas capables de tripler la capacité de réa en quelques jours? Non parce que même en réanimation il y a des graduations, il y a une différence entre cas grave mais stable (assistance ou surveillance continue) et urgence absolue pour cause de faillite d’une fonction vitale. Tous les cas ne nécessitent pas un « vrai » service de réa, mais peuvent être pris en charge avec des personnels non spécialisés mais formés et disposant du matériel nécessaire. Une fois un respirateur posé, que faire de plus que surveiller les fonctions vitales et administrer les traitements, l’hydratation et la nutrition?

Qui sont les rigolos qui planifient les réponses d’urgence et où sont-ils? Comment? Pas au ministère de la santé ou dans l’hôpital public mais à Bercy?

Le prochain qui nous parle de résilience, on le passe par la fenêtre.

Vu la grosse crise économique qui se profile, ça sent le sapin, pas celui du cercueil mais celui de l’échafaud.

Arrêtez de mentir M. Véran.

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