[Municipales, GEC, Piolle] Après "les cultures", voici maintenant "les sécurités"

Crédit photo: Place Gre’net

Osecour! Ils ont encore sorti un sociologue qui mélange tout!

Ne faut-il pas être profondément névrosé pour mettre sur le même plan ce qu’on appelle communément la sécurité – c’est à dire tout se qui a trait à la prévention et à la répression d’actes délictueux et criminels auxquels on rajoute la sécurité civile, ce qui est un domaine régalien – et la sécurité de l’emploi, du logement etc. ?

Pierre-André Juven, celui qui n’est pas Grenoblois mais parisien, arrivé depuis peu de temps à Grenoble? Eric Piolle serait-il encore allé chercher des gens parfaitement hors-sol comme en 2014?

« Les sociétés précaires sont les sociétés les plus violentes. » nous déclare M. Juven.

C’est parfaitement faux. Le principal déterminant du niveau de violence d’une société est culturel. Vient ensuite l’existence d’institutions formelles (justice) ou informelles de résolution des conflits. C’est bien l’acceptation du recours à la violence comme moyen de résolution de conflits dans une société donnée qui influe sur son niveau de violence, ainsi que la propension des acteurs à utiliser des mécanismes de résolutions de conflits pré-existants et reconnus comme justes par toutes les parties. Les facteurs économiques et sociaux ne sont que périphériques.

Il n’y aucune relation de cause à effet ni même de corrélation entre la précarité et la violence. Aucune. Vous avez des sociétés peu précaires qui sont très violentes (par ex. les USA) et des société très précaires peu violentes (par ex. l’Inde). L’Afghanistan, pays en guerre depuis 40 ans est comparativement moins violent que la République Démocratique du Congo alors que le niveau de précarité des populations est équivalent.

Un autre exemple: les SDF sont les plus précaires de notre société. L’immense majorité d’entre eux ne sont pas violents. L’écrasante majorité des délinquants violents ne sont pas SDF justement parce que leur délinquance est un choix de carrière qui leur donne les moyens de leur existence (nous ne parlons pas bien sûr de ceux qui volent de la nourriture parce qu’ils ont faim).

Il y a plus de neuf millions de français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Un enfant sur 10 vit dans l’extrême pauvreté. Il n’y a pas 9 millions de délinquants violents en France.

Toujours cette sempiternelle et victimaire excuse sociale de la délinquance et de la violence, alors que c’est quand on en fait profession un choix individuel, alors que quand une personne est violente c’est un comportement individuel.

Dans un pays comme la France qui a une culture de contestation sociale forte, de manifestations sociales monstres, le niveau de violence augmente quand (a) ceux qui sont chargés du maintien de l’ordre ne sont plus perçus comme légitimes et (b) ceux qui sont chargés de la résolution non violente des conflits, les magistrats et juges, ne sont plus perçus comme justes.

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