[Municipales, Chalas, sécurité] M. Borel-Garin nous fait doctement part de sa science quant aux incendies en série

Illustration: M. Borel-Garin à Corbeil-Essonnes , avec Serge Dassault, décédé avant d’avoir pu être jugé

Cet article de France bleu nous incite à questionner les compétences et les facultés d’analyse de M. le contrôleur général à la retraite Borel-Garin, à qui Mme Chalas a, selon ses dires, donné « carte » blanche en matière de sécurité. C’est bien ce qui nous inquiète: seul le maire est OPJ dans une commune et est donc personnellement et pénalement responsable. Il ne faut surtout pas qu’une tête de liste donne « carte blanche » à qui que ce soit en matière de sécurité. Déléguer n’est pas s’exonérer.

Au surplus, M. Borel-Garin par son comportement avec un journaliste du DL, a fait montre de son incapacité à être chargé des problématiques de sécurité et à être élu municipal. S’il a quelque honneur et quelque jugeote, il doit se retirer de lui-même de la liste de Mme Chalas en comprenant qu’il est aujourd’hui un boulet qui obère les chances de cette liste.

A propos des auteurs des incendies dont la piste principale est la « mouvance anarcho-libertaire »:

« la mouvance a toujours eu un terrain favorable, si le procureur fait son travail, la réalité du terrain politique c’est celle d’une certaine indulgence. Il faudrait que les politique désigne l’adversaire car c’est un adversaire. » 

Faux. Les adversaires qu’on ne nomme pas à Grenoble sont les islamistes, qui ont déjà infiltré la totalité des listes aux municipales aujourd’hui connues. Clientélisme communautaire, quand tu nous tiens. Nous ne mentionnerons même pas ce qui se passe chez certains bailleurs sociaux et dans certaines ONG nationales et associations locales qui ont pignon sur rue. Nous ne mentionnerons pas non plus l’hybridation des milieux criminels et des milieux djihadistes sur le territoire de la Métro.

Les anarcho-libertaires sont remuants et adorent se fritter avec les forces de l’ordre, s’attaquer aux symboles du « capitalisme » etc. L’usage de la violence dirigée vers certaines institutions ne leur fait pas peur et oui, certains commettent des actes délictueux voir criminels qui doivent être réprimés.

« Ce sont des gens qui vivent des minimas sociaux qui habitent dans squats et qui dans le même temps détruisent le système grâce auquel ils vivent. » 

Faux. Nos services de renseignement sont très efficaces et ont infiltré depuis belle lurette et l’extrême gauche et l’extrême droite radicales, leurs cibles traditionnelles depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Si les incendiaires en provenaient, ils auraient été appréhendés depuis longtemps.

Nous rajoutons que les gens qui vivent dans les squats ou dans les ZAD n’ont aucun intérêt à se faire défavorablement remarquer car alors le mode de vie « alternatif » qu’ils ont choisi, avec lequel on peut être d’accord ou pas, ne durera pas très longtemps. Ces gens sont visibles et connus. Ils ne se cachent pas ni ne vivent dans la clandestinité.

Si on pose le postulat, aujourd’hui non avéré mais découlant de très fortes suspicions et de revendications, que les auteurs sont des membres de la « mouvance anarcho-libertaire », nous pouvons affirmer que:

  • Les auteurs des incendies opèrent depuis cinq ans sous les radars du renseignement et de la police
  • Les auteurs sont organisés et possèdent les « compétences » suffisantes pour s’introduire dans le périmètres par exemple de gendarmeries pour les incendier, ce qui demande de la planification
  • Les auteurs sont capables de se soustraire à la vidéo-protection comme l’incendie de salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Grenoble le montre

Nous vous mettons donc notre billet qu’il est bien plus probable que nous ayons à faire des fils et filles de bons bourgeois à la Antonin Bernanos qu’à des squatters. Et c’est pour cette raison qu’on ne les a pas encore attrapés, parce qu’ils ne vivent pas dans des squats.

A moins que bien sûr la « mouvance anarcho-libertaire » ne soit pas responsable mais s’amuse à revendiquer pour semer le schisme, et que ce soit autre chose, d’autre auteurs avec d’autres motivations. Et là…

A propos de la vidéo-surveillance: « désormais les outils sont intelligents, détectent les intrusions, permettent de superposer les images captées au même endroit, sur plusieurs jours, pour comparer et repérer des allées venues.« 

Faux. On pouvait déjà faire cela du temps de la pellicule film et des cassettes VHS. Ce que le numérique a apporté, c’est une résolution des images ultra-fine, des capacités de stockage d’images quasi-infinies et des outils d’analyse qui permettent des résultats plus rapides avec moins de personnel, donc a un faible coût.

Nous avons la sale impression que M. Borin-Garel est resté coincé dans l’espace-temps au milieu des années 80, un peu comme Sarkozy à qui on avait amené sur un plateau le chantier Coupat et du comité invisible afin de le mettre dans une lumière flatteuse. On a vu comment cela c’est dégonflé devant la justice.

Un peu d’ironie: ce sont bien les « super-flics » français ça! Pétris de certitudes même sans preuve, culture de l’aveu et pas de l’enquête qui les pousse à utiliser parfois des moyens contestables, plus menés par des considérations corporatistes et politiciennes que par l’ivresse de la chasse, plus au service du pouvoir que du citoyen et de la société… 😀

Un petit stage au FBI, au BKA, ou à Scotland Yard, non?

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