[Macronistan local, Municipales, Chalas] La violence institutionnelle n'a jamais appelé en France que la violence du peuple, qui finit toujours par gagner

Mon dieu! Des gens sont allés coller des plaques de polystyrène peintes comme des briques sur les vitres du local d’Emilie Chalas! Ce n’est pas bien, nous ne cautionnons pas, mais c’est plutôt bon enfant. Tant que Mme Chalas ne se prend pas des tuiles sur la tête – nous sommes à Grenoble – tout va bien.

Des menaces? Lesquelles? Précisément? Non parce que là Mme Chalas nous fait le coup de Trump avec ses justifications de l’assassinat de Souleimani…

La politique est un sport de combat et ce genre de farces, pénibles mais pas agressives, ont toujours été monnaie courante en France en période électorale. En particulier pour des élections locales dont les campagnes secouent bien plus que les nationales.

Dans les années 60 et 70, les campagnes étaient autrement plus violentes avec des batailles rangées entre le SAC et les communistes…

Ce qui est surtout frappant chez tous les marcheurs, c’est qu’ils ne se posent pas un seul instant la question de savoir pourquoi ils provoquent une telle aversion chez l’écrasante majorité de leurs concitoyens.

Nous l’avions pourtant sérié entre les deux tours de la présidentielle:

« Quand Emmanuel Macron parle de liberté sans jamais parler d’égalité, il ne propose qu’une seule forme de liberté, qui ne bénéficiera quoiqu’il en dise qu’aux 16% de français titulaires d’un diplôme Bac +5 – et encore pas tous, car il faut le filet de sécurité qui fait à la fois qu’on vous autorise à prendre des risques et que vous avez les moyens de les prendre. La « Liberté »  n’est pas uniforme. Ce qu’entend Emmanuel Macron par liberté c’est  renoncer à encadrer certains aspect de la vie en société, de laisser libre cours aux  instincts de ceux qui en « ont les moyens » parce que réputés comme étant capables d’être socialement plus performants que les autres.

Entre faire sauter les fourches caudines et autres barrières à l’entrée verrouillant la société française et laisser faire ceux qui disposent déjà d’un capital – social, éducatif, culturel, familial, financier – parce qu’on croit qu’ils seraient en quelque sorte prédestinés à diriger ou à mener – il y a un univers. Ce saut quantique présente des risques considérables de finir en big bang, en trou noir ».

Nous y sommes.

La psyché de tous les marcheurs est en vérité la même. Ce sont des aliénés – non pas au sens psychiatrique (quoique!) – mais au sens philosophique de rendus étrangers à la réalité des autres, donc à eux-mêmes.

Les marcheurs – en premier chef les députés marcheurs qui ont été choisis pour cela – n’ont aucun sens des situations, aucun sens de l’humain, aucun sens du monde.

Ils ne sont même pas capables d’utiliser une méthode de raisonnement aussi simple que la dialectique parce que pour eux concevoir que le contraire de ce qu’ils pensent est également possible est une impossibilité aussi totale que rédhibitoire.

C’est bien Emmanuel Macron et son gouvernement qui sont responsables de l’escalade de la violence. Ce sont bien eux qui ont imposé une doctrine de maintien de l’ordre basée sur la répression policière et judiciaire d’une violence qu’on avait pas vu depuis la guerre d’Algérie, au moment où la France était au bord de la guerre civile.

Faire baisser la tension, non, pas envisageable parce que cela aurait équivalu à reconnaître que d’autres voies existent.

Si on rajoute que la corruption du Macronistan est patente (Alstom, Renault-Nissan, Benalla, Ferrand, Delevoye, MoDem, Autoroutes, Aéroports, Black Rock etc.)…

La colère d’un peuple est toujours terrible. Même si on arrive à la réprimer, elle finit toujours par resurgir.

Patrick Boucheron dans la Revue Esprit de Mars-Avril 2016, à méditer:
« Machiavel refuse de considérer que les bonnes lois dépendent de l’existence d’un législateur vertueux. Elles sont dictées par la nécessité,… c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la discorde : « dans toute république, il y a deux humeurs différentes, celle du peuple et celle des grands » et « toutes les lois qui se font en faveur de la liberté naissent de leur opposition». Voici pourquoi « jamais les États ne s’ordonneront sans danger». Et voici pourquoi la situation la plus dangereuse, au sens machiavélien, est celle où les puissants sont sans vergogne, c’est-à-dire sans cette honte que suscite la crainte de la colère des autres. »

Nous y sommes.

Les versaillais qui écrasèrent la commune furent envoyés dans les poubelles de l’histoire à grand coups de pieds au cul après la défaite de 1870 dont ils furent responsables.

Ce qui est en train de se passer dans le monde – Syrie, Libye, Sahel, RCA etc. – nous laisse penser que la même chose est en train de se reproduire.

Mme Chalas, quand on vous fait un coup pareil, il faut en rire. A moins de vouloir passer pour une idiote et être la risée de la ville entière (qui est déjà pliée en deux).

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