[Municipales, GNA, Noblecourt] Vous voyez que vous pouvez être précis quand on vous y force, M. Noblecourt

Ainsi vous avez bien quitté votre poste de délégué interministériel. Mais avez-vous démissionné, oui ou non? On peut aussi quitter un poste gouvernemental parce qu’on s’est fait virer ou qu’on a exigé démission.

Vous n’êtes pas en recherche d’emploi, vous êtes en campagne électorale à plein temps, ce que vous avez amplement les moyens de faire vu le montant de vos traitements depuis 2014 d’abord au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem puis chez Macron, qui ont du vous permette de faire quelques économies, suffisantes pour tenir trois mois. Attention, être en campagne électorale à plein temps et toucher le chômage ne sont pas compatibles, c’est une fraude.

Il n’est pas fantaisiste de poser la question de savoir si vous allez retourner pantoufler à Paris dans le cas où, à l’issue des municipales, vous vous retrouviez « simple » conseiller municipal.

Conseiller ministériel de Najat Vallaud-Belkacem, vous êtes tout de même resté conseiller municipal. En 2017, dircab de la même ministre, vous avez rapidement tourné casaque après la défaite pour aller bosser pour Macron et avez quitté le PS. Pourquoi ne pas avoir dès lors plutôt recherché un emploi en région grenobloise? Ce fut plus fort que vous. Vous n’avez pas pu résister, avouez-le.

Vous avez menti, dissimulé et tenté de manipuler en organisant un simulacre de vote au PS grenoblois qui ne vous a toujours pas désigné comme tête de liste. Vous l’avez également fait quant à votre candidature en affirmant que vous ne seriez pas forcément tête de liste lors de la conférence de presse que vous avez donné en exclusivité au Dauphiné Libéré au Patio, alors que vous avez commencé à organiser des réunions pour préparer cette candidature au plus tard dès juillet 2019. Nous ne mentionnerons même pas votre tentative de « tuer le père » en vous présentant en 2017 contre Michel Destot à la primaire pour l’investiture dans la 4eme circonscription, primaire que vous avez largement perdue.

Si vous n’êtes pas élu maire ou président de La Métro, nous vous fichons notre billet que vous allez retourner à Paris mais sur un autre poste, pas celui de délégué, plutôt conseiller ministériel ou bien nommé dans l’une des nombreuses sinécure parapubliques qui autorisent le pantouflage. A moins qu’on soit assez fou pour vous donner la direction du CCAS de Grenoble (ce que vous seriez bien capable de négocier avec Eric Piolle entre les deux tours) ou un poste dans un autre satellite municipal ou métropolitain, façon M. Hugelé.

Vous n’avez rien fait d’autre dans votre vie professionnelle que de la politique. A part le lobbying grâce à votre carnet d’adresse (comme votre comparse David Bousquet qui n’en a toujours pas compris les risques), nous voyons mal quelles compétences vous possédez qui pourraient convaincre une entreprise de vous embaucher au niveau de rémunération que vous ne manquerez pas d’exiger. Il reste des trucs comme le Groupe SOS cela dit. Nous vous verrions bien en directeur d’EPAD, tenez. C’est un métier plus qu’honorable.

Le dernier élément qui vient parfaire notre scepticisme quant à vos déclarations est votre lettre à Emmanuel Macron, que vous avez publiée.

Nous connaissons les usages parisiens, nous savons décoder le choix des mots car nous savons le sens qu’ils ont dans le microcosme. Dans cette lettre, vous utilisez « je pars » et « je quitte », mais pas « je démissionne ». Ce n’est ni par délicatesse, ni par politesse, ni par amitié mais pour une raison fort simple: écrire « je démissionne » équivaut à claquer la porte, à obérer l’avenir proche, à compromettre un éventuel retour à Paris dans les sphères gouvernementales en cas de défaite électorale en mars prochain.

Nous ne vous faisons pas de procès d’intention, nous cherchons juste à y voir clair. Avec vous, rien n’est droit, rien n’est net, tout est fuyant, tout est oblique, alambiqué. Tout se passe en coulisse et jamais pleine lumière.

Alors on balance des grands coups de projecteur de poursuite antiaérien.

Et vous le savez très bien: c’est plus fort que vous. Vous ne résisterez pas.

Les conseillers, les porteurs de dossiers n’ont pas vocation à être élus. La raison en est simple: ils font systématiquement de très mauvais élus (a) parce qu’ils reproduisent tous les travers et défauts des maîtres qui les ont formés tout en ne possédant pas la conscience de la collectivité (ils ont servi le maître, pas la société) et (b) parce que ce sont des gens qui ne sont pas capables de se hisser d’eux-même sur le fauteuil, on doit les y introduire (de la délétère fonction des appareils: le maître recrute toujours moins bon que lui dans l’absolu pour éviter à terme la concurrence).

Si vous voulez notre avis – si vous ne le voulez pas nous vous le donnons quand même – vous risquez de connaître le même destin que Jérôme Safar (destin parfaitement honorable au demeurant, mais il n’est pas maire de Grenoble).

En toute sincérité, il fallait rester à Paris.

2 commentaires

  1. Pour votre gouverne lors de la primaire PS entre Destot et Noblecourt l’écarté tait de 11 voix. Dire « largement » perdu est un autre de vos mensonges.

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    1. Pour votre gouverne, Sur combien de votants? Pour votre gouverne combien de voix la « stratégie Noblecourt » a recueillie lors du simulacre de votre à la section PS? Alors vous voyez qu’un écart de 11 suffrages c’est perde largement. Donc ta gueule.

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