[Métropolitaines, Gna, Métrovélo] Non? L'épisode Vélogik, il y a un hic et on reparle de M. Bousquet?

Ce dossier chaque fois nous en parlons provoque une telle gène, voir une telle angoisse que nous nous demandons si la Chambre Régionale des Comptes voir le parquet ne sont pas en train de se pencher dessus – mais attention, nous n’en savons rien. Nous nous interrogeons simplement parce que les réactions et le comportement de certains nous incitent à le faire.

Pour rappel, le marché accordé à Vélogik posait un sérieux problème puisque qu’il avait été transféré après l’octroi à une autre société que Vélogik SARL, titulaire du marché, ce qui est illégal.

Il existe un arrêt de la CJUE qui a force de loi – donc transposé en droit français par ordonnance – qui stipule que le transfert d’un marché à une autre personne morale sans remise en concurrence est strictement interdit sauf en cas de restructuration. Voir le lien ci-dessus pour les détails techniques et le courrier que nous avions adressé en mars 2017 à Yann Mongaburu , vice-président aux déplacements de la Métro, qui était donc parfaitement au courant de l’illégalité de la manœuvre de Vélogik SARL rendue possible par La Métro. M. Mongaburu semble décidément avoir bien des problèmes à gérer les marchés relatifs au vélo.

Cette manip’ a permis à Velogik SARL de se dégager de ses obligations de prestataire sur une SASU crée de manière ad hoc tout en lui donnant la possibilité de faire remonter des fonds de la SASU vers la SARL sous forme de facturation de services de gestion et/ou de management etc. sans pour autant avoir une structure de groupe posant consolidation comptable.

En clair, possible délit de favoritisme puisque le marché a été transféré de manière illégale, et si des fonds sont effectivement remontés vers la SARL hors dividendes, un potentiel détournement de fonds publics.

Sans compter que certains avenants au marché laissent songeur.

Et qui retrouve t-on dans Vélogik? David Bousquet, ancien du cabinet de M. Destot, responsable presse de GNA et de la campagne d’Olivier Noblecourt, qui est passé également par BH technologies, une entreprise qui était partenaire du consortium ayant obtenu le marché de l’éclairage public de la ville de Grenoble.

Citons Place Gre’net:

« À cette époque, le marché de la location de vélos n’a pas été le seul à quitter le giron parapublic pour passer dans le privé. En 2014, l‘éclairage public a, lui aussi, échappé à GEG, dont la Ville de Grenoble est actionnaire majoritaire, pour tomber dans l’escarcelle du groupement Citeos-Vinci-Bouygues. Un consortium privé qui, à l’époque, bénéficiait d’appuis et partenaires, tels Soitec, BH Technologies, l’agence Lumières ou la régie de quartier Villeneuve, comme l’avait expliqué l’adjoint à la Ville de Grenoble Jacques Wiart au Postillon . Autant de partenaires qui auraient permis de faire pencher la balance en faveur du privé. Sachant que ces entreprises ne sont pas des inconnues dans la cuvette. L’agence Lumière a notamment décroché les marchés de l’éclairage du parc Michallon à Grenoble ou du phare urbain du Pont-de-Claix. Une ville dont le président de la Métro est le maire. Quant à BH Technologies, elle comptait parmi ses responsables un certain David Bousquet, alors « conseiller de Michel Destot, l’ancien maire de Grenoble, celui qui a[vait] lancé l’appel d’offres » , rappelle le journal satirique. Lequel David Bousquet a décroché, en 2017, le poste de directeur général de… Vélogik Alpes. Désormais responsable du développement international de la société, il garde par ailleurs un pied au PS et dans la campagne des municipales comme porte-parole du collectif Grenoble Nouvel Air conduit par Olivier Noblecourt. Simple coïncidence ? Ces éléments ont-ils à l’époque pesé dans le choix de Citeos comme de Vélogik ? Difficile de le savoir, le choix de la commission d’appel d’offres (dont les débats ne sont pas rendus publics) restant souverain. »

Explications? Comment M. Bousquet qui n’avait jamais travaillé en entreprise avant BH Technologies, qui n’avait jamais géré un centre de profit réalisant plus de 2 million d’euros de CA par an et qui n’a jamais été mandataire social a t-il obtenu son poste? A t-il bénéficié de soutiens politiques? Si oui, lesquels?

C’est pour cela que Gna nous pose de gros problèmes: que ce soit M. Noblecourt, sa femme (hors mis deux ans dans l’éducation nationale), M. Bousquet, Jean-Lou Macé (conseiller départemental employé dans un service de la mairie de Grenoble), etc., nous avons à faire à des gens qui n’ont jamais « travaillé » en dehors de la politique et émargent depuis des années sur de l’argent public. Et force est de constater qu’entre des affaires comme celle d’Alpexpo ou bien Vélogik, il est légitime de se poser des questions.

On peut penser ce qu’on veut d’Emilie Chalas, d’Eric Piolle ou d’Alain Carrignon, mais eux ont travaillé avant de faire de la politique (respectivement Ingénieure territoriale, cadre chez HP et agent d’assurance).

Il y en a sérieusement marre de ces mélanges de genres.

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