BREAKING NEWS [Municipales, ralliements] Le PCF rejoint Eric Piolle. On vous avait dit qu’elle allait être drôle cette campagne!

Un nouveau groupuscule rejoint Eric Piolle: le Parti Communiste Français.

Et on continue à nous faire miroiter un « rassemblement des gauches » qui est parfaitement illusoire. On déjà vu ce que « faire les castors » donnait lors de la présidentielle. Se rassembler contre n’aplanit pas des différences irréductibles. Quand on se rassemble;, c’est pour, parce qu’ensuite il faut gérer dans le temps long.

Ça apporte combien de suffrages supplémentaires cette affaire? A notre avis aucun et Eric Piolle ne pourra pas compter sur un score supérieur à celui qu’il a réalisé au premier tour en 2014, c’est à dire +/- 30%. C’est par ailleurs ce qu’indique le premier sondage, plus que douteux. Ne jamais oublier que les sondages sont corrigés avec les résultats des élections antérieures et ont donc tendance à faire sortir les sortants alors que ce n’est pas forcément la direction que prend l’électorat. Parlez-en à Jérôme Safar qui en a fait l’expérience en 2014. Donné à 35% au premier tour dans les sondages, il ne réalisa que 25,31%.

Sondages, intentions de vote pour le premier tour, municipales 2014
Résultats des municipales 2014

Bon courage à Eric Piolle pour constituer sa liste. Non parce que Génération écologie, Génération.s, Ensemble! (le bidule d’Antoine Back), Place Publique, certains PS aujourd’hui élus et les communistes ne se rallient pas gratuitement. Ils vont vouloir des places éligibles dès le premier tour et exigeront des délégations et/ou des vice-présidences à la Métro. Eric Piolle est dans l’obligation de faire de la place dans ses rangs et dans ceux de la FI dès maintenant. Ça va faire un gros paquet de mécontents sur le bord de la route avant même le premier tour (au bas mot une douzaine sur cinquante-neuf que comporte la liste d’après nos calculs).

C’est parfaitement stupide que d’accepter des ralliements opportunistes maintenant, parce qu’au second tour, quand on s’est compté, c’est beaucoup plus facile d’imposer en préservant la cohésion.

Sans compter que tout le monde a bien compris que la mise en examen d’Eric Piolle dans les affaires de la fête des tuiles et du rachat du siège du Crédit Agricole est inéluctable, c’est une question de temps. Ils sont donc tous à calculer comment devenir vizir à la place du vizir une fois la chose survenue. Tout comme ce fut vraisemblablement le calcul fait par Olivier Noblecourt qui sait qu’il n’arrivera pas en tête au premier tour et cherchait à conclure une alliance avec Eric Piolle au second tour sur la base d’un partage du pouvoir ville – métro, avec derrière la tête l’idée de rafler la mise dès la mise en examen.

Vous imaginez l’ambiance au sein de ce « rassemblement des gauches »? Ah ça oui! ils sont ensembles dans le même bocal à s’observer avec des yeux de hareng saur histoire de voir qui sautera hors du bocal le premier. Sauf qu’aucun d’eux n’a la capacité de faire sauter le couvercle: ce sera s’ils sont élus l’opposition, en particulier de gauche, qui l’aura.

Ce qu’Eric Pille semble ne pas comprendre c’est que ces ralliements ne se font pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il est faible. La preuve: sortant, il a besoin de soutiens.

S’il compte ainsi se faire élire dès le premier tour, il se trompe. Il lui manquera les 10-15% de M. Noblecourt et les 10% de votes de centre-gauche « progressiste » siphonnés par Emilie Chalas pour ce faire.

A notre avis, pour le bien de la collectivité il vaudrait mieux que les mises en examen interviennent avant les élections qu’après, parce que si réélu, Eric Piolle refusera de démissionner. Vous imaginez une commune et/ou la métro pendant quelques années avec un maire et/ou un président mis en examen… Ce sera tout simplement ingérable. Le seul moyen de préserver un semblant de cohésion sera d’acheter tout le monde, d’accorder à chacun ses petites marottes, ce qui donnera des politiques publiques encore plus incohérentes qu’aujourd’hui. Mais la justice (fort heureusement) ne s’embarrasse pas de considérations électorales et politiques et va son train comme il lui sied.

Bref, nous allons donc vers une quadrangulaire Piolle-Carignon-Chalas-Noblecourt au second tour (il faut 10% des suffrages pour se maintenir), à moins de la surprise que constituerait le ralliement de Gna à Eric Piolle dès le premier tour (mais ça ferait sauter son semblant d’équipage actuel).

La situation est simple: nous avons un ensemble aussi hétéroclite que bordélique de tribus gauchoises que rassemble uniquement le fait de faire campagne contre, ensemble qui est confronté à une légion qui depuis 2 ans laboure le terrain, qui s’est donc aguerrie, qui est disciplinée, qui sait manœuvrer et qui a déjà relégué à la marge du débat LREM et Gna.

Ça s’est passé comment la dernière fois à Alésia déjà?

L’électorat grenoblois est particulièrement volatile. Grenoble ville sociologiquement à gauche? Cela ne veut rien dire électoralement.

Eric Piolle quand il décrète que la guerre des gauches n’aura pas lieu oublie que lors de la guerre des Gaules, il y avait aussi les romains dans l’équation! Les romains d’Eric Piolle, c’est l’abstention, qui sera plus importante à gauche qu’à droite.

Les tactiques à la Ruffin sont absurdes. Même si le bonhomme nous est plutôt sympathique, s’il savait faire de la politique, ça se saurait. Manœuvrer des grands ensembles, l’art opératique, n’est pas donné à tout le monde.

Et c’est pour cela que le PS n’a rien compris, a fait le pire des choix possibles en soutenant Gna donc Olivier Noblecourt et obère sérieusement son avenir électoral pour les départementales et les régionales…Parfois sauter un tour permet d’éviter de sauter sur une mine le tour suivant.

Et pour tous les esprits chagrins qui ne sont pas capables de regarder la situation telle qu’elle est parce qu’elle ne leur plaît pas (vite, nions-la!) et qui nous taxent de soutenir Alain Carignon: nous ne soutenons personne. Nous analysons froidement.

Force est de constater que c’est bien M. Carignon qui a l’initiative, qu’il a par une manœuvre politique assumée et menée ouvertement enfoncé une bonne partie du front, fracturé certaines possibilités d’alliance au second tour et semé la panique la plus totale chez tous ses concurrents.

2 commentaires

    1. Vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre. Nous constatons, c’est tout. Et nous signons et persistons: Carigong à l’initiative et a semé la panique chez ses concurrents. Il est le seul pour le moment à faire de la politique.

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