[Municipales, Gna, Noblecourt] Alerte foutage de gueule

Non Place Gre’net: il ne s’agit pas d’une pré-campagne mais d’une campagne tout court dont tous les coûts devront être intégrés aux comptes de campagne de Gna à compter du 1er septembre 2019.

Non Place Gre’net, Gna n’est pas une liste d’opposition de gauche à Eric Piolle car (a) Olivier Noblecourt travaille pour Macron et (b) deux alliances possibles au second tour: Piolle ou Chalas (LREM).

Dîtes Gna, votre tête de liste sera M. Noblecourt. Plus vous faîtes semblant que non, plus ça énerve tout le monde.

Elle est financée comment cette campagne d’affichage? Avez vous un mandataire financier? Une association de financement? D’où viennent les fonds qui de toute manière devront être intégrés à vos comptes de campagne?

Pareil pour les jours ouvrés que certains consacrent à cette campagne, que ce soit M. Noblecourt, Mme Vincent, M. Bousquet ou qui que ce soit d’autre. Nous allons vérifier tout ça à l’Institut de l’engagement et chez Vélogik.

Et puis sérieusement:  » « 38000 et 38100 », « Manger bio et manger tous les jours », « Rester entre soi ou choisir la mixité », « Investir pour le climat et pour l’emploi », « Écouter les bavards et les sans voix » et « Inventer une ville plus verte et plus sociale ». » vous osez appeler cela des sujets importants pas assez traités? Vraiment?

Pourquoi pas aussi « une glace ou paire de claque »?

Mais on nous sert ces poncifs matin, midi et soir avec du rab au goûter depuis 20 ans.

Par ailleurs, ces questions ne visent en aucun cas à inciter à la réponse car (a) fausse dialectique, puisque qu’aucun de ces termes s’opposent, ils ne définissent donc aucun camp cognitif et (b) vous avez déjà déterminé les réponses.

Vous posez de fausses problématiques. Prenons « manger bio et manger tous les jours ». Plus d’un français sur cinq n’a pas les moyens de manger trois repas chaud par jour. La problématique de manger bio pour eux ne se pose pas. Le Bio ne provient en aucun cas d’un soucis pour l’environnement ou la santé publique, mais découle plus prosaïquement d’un choix de politique agricole qui départ du tout intensif pour des raisons économiques: réduire les excédents agricoles, obtenir de meilleur prix et pouvoir continuer à subventionner l’agriculture de manière découplée de la production car c’est la seule forme de subvention autorisée par l’OMC (ce qui n’est pas en soi un mal mais un simple outil de politique agricole qui permet d’influencer les spéculations des agriculteurs – les marges supplémentaires ainsi dégagées étant systématiquement confisquées par la grande distribution et les,industriels, il est là le problème). Le bio n’est ni la panacée, ni une problématique de consommation, mais de pure production. Le Bio intensif aujourd’hui est la règle: cela reste donc de l’agriculture intensive, alors qu’il existe des agricultures extensives qui ne sont pas bio mais par exemple plus respectueuses de l’entretien des sols par la permutation des cultures. Bio c’est un label, c’est du marketing qui ne dit rien du mode de production.

Il serait bien qu’on arrête de nous dire « votre avis nous intéresse, nous avons la réponse ». Ce genre de communication avec des codes couleurs infantilise donc irrite les gens.

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