[Grenoble, Gna, Noblecourt, PS, LREM, binz innommable] Équation, équation! Est-ce qu’on a des têtes d’équation? Petite spéculation électorale

La situation est parfaitement résumée dans cet article de Place Gre’net, qui est allé chercher l’info jusqu’aux instances nationales du PS.

Faisons un peu de politique-spéculation.

Emmanuel Macron reçoit aujourd’hui Olivier Noblecourt. Gageons que l’entrevue risque d’être « agitée », parce qu’un délégué interministériel ne part que quand le gouvernement change – et encore. Emmanuel Macron avait clairement exprimé que les délégués interministériels étaient là pour rester la durée de son quinquennat afin de coordonner la mise en œuvre des politiques transversales.

Électoralement, quid est?

De la même manière qu’il a trahi son camp en rejoignant officiellement Emmanuel Macron après la bataille, Olivier Noblecourt trahit le président de la République qui l’a nommé en voulant se présenter contre la candidate En Marche! à Grenoble, le tout en parasitant les moyens financiers du parti qu’il a trahi dont il n’est plus membre depuis deux ans (alors que sa femme, Hélène Vincent est la n°2 de la fédération PS de l’Isère), aidé en cela par une bande de séides qui n’en n’ont qu’après des postes mais se cachent derrière un énième « collectif citoyen ». C’est le PS qui a les budgets de campagne, pas Gna d’Olivier Noblecourt.

Nous savons que le PS ne veut pas d’alliance avec LREM aux municipales – il aurait tort de le faire, le parti d’Ivry (eh oui, ce n’est plus Solférino), puisqu’il peut compter sur une bien meilleure implantation locale et surtout sur plus de sortants que LREM. Il est peu probable que le bureau national soit sensible aux arguments de M. Noblecourt vu son habitude de changer de casaque selon ce qui lui rapporte le plus au mépris de toute loyauté et de toute camaraderie (il a tout de même osé se présenter à l’investiture pour les législatives en 2017 contre Michel Destot à qui il doit tout, et il était déjà soutenu par la même petite bande. Il perdit). Ses convictions, est-il bien utile d’en parler? M. Noblecourt est au surplus pas franchement populaire chez les grenoblois: il ne faut surtout pas se laisser abuser par tous ces prétendus « soutiens » qui ne sont que cornichons dans un petit bocal.

Les informations judiciaires ouvertes aujourd’hui visant la municipalité grenobloise affaiblissent (c’est un pléonasme) Eric Piolle. La porosité Piolle-Chalas est plus importante que la porosité Piolle-Noblecourt – comprendre que l’électorat déçu d’Eric Piolle aura plus tendance à se tourner vers Mme Chalas que vers M. Noblecourt estampillé « traitre + LREM + là depuis 18 ans déjà ».

Le dilemme du prisonnier se présente donc ainsi:

  • Pour Emmanuel Macron et LREM, l’issue la plus favorable est de maintenir Olivier Noblecourt à son poste de délégué interministériel et de lui interdire de se présenter contre la candidate investie par LREM qui sort renforcée de la situation présente.
  • Pour le PS, l’issue la plus favorable sera de ne pas soutenir la candidature d’Olivier Noblecourt dont les deux ans passés à travailler pour le gouvernement seront un repoussoir pour l’électorat de gauche compris comme celui du PS et des déçus d’Eric Piolle susceptibles de revenir vers le PS. Il lui reste en revanche à trouver un candidat qui sera capable de faire monter la mayonnaise ou bien de ménager des alliés potentiels pour d’autres échéances électorales en acceptant de ne pas « reprendre » Grenoble. Tout à un prix mais ce prix peut également être un investissement à plus long terme.
  • L’issue la moins favorable pour Emmanuel Macron et LREM est de laisser partir Olivier Noblecourt dans la nature parce que cela aura pour effet aussi immédiat que mécanique d’affaiblir la candidate LREM sans qu’une alliance soit possible entre elle et Olivier Noblecourt au deuxième tour (C’est le PS qui a les brouzoufs de campagne).
  • L’issue la moins favorable pour le PS est de soutenir Olivier Noblecourt car cela aura des répercutions nationales du seul fait de son présent poste de délégué interministériel non seulement pour les municipales mais aussi sur les scrutins locaux à venir – cantonales et régionales – tout en continuant d’enfoncer le PS grenoblois dans les limbes, alors qu’il est une pièce maîtresse pour les régionales.

Plus nous retournons cela dans nos petites têtes dans tous les sens, plus nous voyons qu’Olivier Noblecourt ne fait pas partie de l’équation, alors que nous n’avons même pas abordé la question de la Métropole, qui pourrait rester à gauche – mais pas si M. Noblecourt se présente avec le soutien du PS.

Quod est demonstrandum (nous ne disons pas CQFD parce que nous sommes snobs)

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