[Municipales] Le Dauphiné Libéré déjà (encore) pris en flag’ de fausses nouvelles dans un contexte électoral

Voilà l’article publié par le DL après le « vote » vendredi organisé à la section PS du Grenoble.

Voici les deux articles publiés par Place Gre’net. le premier ici, le second .

Examinez-les sous le seul jour des faits qui y sont présentés. Voyez-vous la différence entre des journalistes qui (a) vérifient et croisent l’information et (b) prennent le temps de mettre en lumière le réel contexte de ces faits, révélant ainsi des méthodes aussi illicites que nauséabondes, et des journalistes complaisants qui sont au journalisme ce que le Canada Dry est au whisky-soda?

Les faits, faciles à vérifier avec quelques coups de fil sont:

  • Le Bureau National du PS, l’organe décisionnaire de ce parti, a décidé mardi 17 septembre 2019 de suspendre toutes les procédures locales de la section PS de Grenoble suite au bazar semé par M. Noblecourt qui n’est plus membre de ce parti
  • Le vote organisé vendredi 20 septembre est donc illégal, n’a aucune valeur et ne valide rien, certainement pas la position du PS
  • Ce vote illégal n’a concerné que 17% du corps électoral
  • Quiconque à quelques connaissances et quelque expérience des processus électoraux se dit à la vue du bulletin en photo ci-après que même dans les pires dictatures voulant passer pour des démocraties, on oserait pas.

Pourquoi donc quelqu’un qui ne respecte ni les statuts d’un parti en matière de démocratie interne ni les décisions de l’organe décisionnaire pourrait-il être tête de liste de ce parti et serait-il digne de diriger un ville? Qu’est-ce que cela nous dit sur la droiture et le caractère de cette personne?

Car enfin! si M. Noblecourt est si populaire dans les rangs du PS, pourquoi craint-il une élection franche et transparente? Non, s’il a besoin de magouiller, c’est parce qu’il sait qu’il perdra cette élection, comme il a déjà perdu celle face Michel Destot pour l’investiture aux législatives en 2017.

Ayant nous-mêmes passé quelques coups de fil à Grenoble comme à Paris, nous disposons de l’ensemble des informations quant à comment fut organisée la manœuvre frauduleuse de M. Noblecourt, y compris dans les instances nationales du PS, au plus haut niveau, qui ont été abusées à l’insu de leur plein gré. Nous savons qui a rencontré qui, quand, ce qui s’est dit et ce qui a été convenu. Et ça nous a pris 1h30.

L’info, le scoop, ce n’est pas que le PS grenoblois aurait validé la « stratégie Noblecourt », parce que c’est faux.

L’info, le scoop, c’est que M. Noblecourt et ses amis ont truandé.

Cher M. le Directeur de la publication du Dauphiné Libéré,

Cher M. le Rédacteur-en-chef de l’édition de Grenoble du même journal,

L’affaire Larabi ne vous a pas suffit?

Vous savez qu’il existe aujourd’hui une loi qui permet de vous assigner en référé pour la publication de fausses nouvelles?

Vous savez que l‘article L97 des dispositions pénales du code électoral punit depuis des lustres d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende ceux qui propagent des fausses nouvelles en période électorale et que cela s’applique à la presse, du directeur de la publication au rédacteur-en-chef et au journaliste ayant signé l’article ?

Comment pouvez-vous titrer samedi 21 septembre 2019 « Municipales: le PS Grenoblois vote pour la stratégie Noblecourt » et poursuivre dans le chapeau avec « Ce n’est pas une désignation traditionnelle, mais c’est quand même le résultat d’un vote en assemblée générale qui va peser lourd. » alors qu’un rapide examen des faits montre (a) que 80% de ceux présentés dans cet articles sont faux et que ce vote n’a aucune validité (b) que des faits importants ont été omis, comme par exemple que ce vote n’a concerné que 17% du corps électoral et qu’il ne saurait s’agir d’une assemblée générale?
Comment pouvez-vous publier le résultat d’un scrutin interne à parti politique sans vous être assuré que ce scrutin est licite d’autant que l’initiateur de ce scrutin n’est plus membre de ce parti depuis plus de deux ans?

Si vous êtes un organe de propagande, dites-le – et nous demanderons que soient intégrés aux comptes de campagne l’ensemble des coûts des articles que vous consacrez au(x) candidat(s) que vous soutenez.

Si vous êtes un organe de presse, alors vous avez la pleine liberté de votre ligne éditoriale mais pas la liberté des faits, qui doivent être vérifiés avant publication.

Ça suffit! Si des citoyens doivent se lever pour vous botter le derrière judiciairement pour que vous fassiez votre travail correctement, pour que vous présentiez d’abord les faits, tous les faits rien que les faits alors que vous détenez un monopole de fait (ha!ha!) en matière de presse locale, ainsi soit-il!

Vous voulez un échantillon ? Lisez-nous demain quand le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion d’Alpexpo sera rendu public.

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