[Municipales] PS = Parti Séditieux ?

(crédit photo: Le Dauphiné Libéré)

Se référer à cet article de Place Gre’net.

Vous savez que nous sommes plutôt bien informés, et quand il s’agit de manœuvres de coulisses, elles ont lieu justement en coulisses et sont difficilement documentées, à moins de s’infiltrer et d’aller filmer/enregistrer tout ce beau monde, ce qui serait totalement illégal.

Mais puisqu’il s’agit de politique, on va tout de même écrire sans dépasser le seuil de la légitime controverse.

Nous n’allons pas commenter le rôle de la fédération PS de l’Isère où ‘André Vallini – qui a fondé un club de réflexion macronistanais – et son fidèle séide Orod Bagheri font ce qu’ils ont toujours fait: semer le zbeul.

Non, ce qui est intéressant c’est le cas de M. Noblecourt.

Que savons-nous:

  • Olivier Faure , le premier secrétaire du PS qui, ne l’oublions pas, a commencé sa carrière comme assistant parlementaire de Michel Destot, ferait pression sur le local pour imposer M. Noblecourt.
  • On a pu voir des gens qui avaient quitté le PS pour rejoindre LREM en 2017 faire du ré-entrisme organisé à la section de Grenoble afin de faire passer Olivier Noblecourt (ce qui s’appelle tout simplement une magouille)
  • Macron, Philippe et Buzyn refusent de laisser partir M. Noblecourt de son poste de délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté, alors qu’on nous a rapporté qu’il déclarerait à qui veut bien l’entendre qu’il a fait le tour du sujet (la pauvreté et les inégalités augmentent en France, mais c’est pas grave, on « parlera bambin »). C’est vrai que ça la ficherait mal.

Il y a quelque chose qui cloche dans l’insistance – l’obsession peut-être – à revenir à tout prix à Grenoble d’Olivier Noblecourt, qui n’est pas grenoblois mais parisien et travaille à Paris depuis 2014, que nous n’expliquons pas. C’est juste pas rationnel. Enfin quoi! nous avons un bonhomme qui occupe un poste de haut fonctionnaire, poste à fort profil médiatique, payé vraisemblablement de l’ordre de huit à dix mille euros par mois + avantages qui pourrait (a) s’attacher à bien faire son boulot et (b) attendre sagement 2022 pour récupérer une circonscription (ce qui ne sera pas très difficile vu le niveau des actuels députés marcheurs). Pourquoi donc aller s’exposer et subir l’attrition qu’est une campagne municipale dans un contexte plus que tendu où on ne prendra que des coups alors qu’on peut attendre deux ans bien au chaud pour ramasser la mise?

Lors de la dernière mandature de Michel Destot, Olivier Noblecourt fut vice-président du CCAS.

  • Le budget du CCAS a augmenté chaque année de manière significative sans résultats visibles puisque la situation a constamment empiré
  • Il y a eu 4 directeurs différents du CCAS durant le mandat de six ans de M. Noblecourt, ce qui est soit le signe d’une organisation dysfonctionnelle, soit d’un leadership dysfonctionnel, soit des deux
  • Olivier Noblecourt est resté administrateur du CCAS à partir de 2014 jusqu’à sa démission du conseil municipal
  • L’audit du CCAS par la Chambre Régionale des Comptes doit normalement être en cours

Les cadavres lestés dans l’Isère remontent toujours. On le voit avec Alpexpo. En sera t-il de même avec le CCAS qui est encore plus sensible politiquement et électoralement qu’un parc des exposition?

Rajoutons qu’Alain Carignon, s’il est élu et même s’il se défend d’être revanchard, ne manquera pas de tout passer au crible et de faire tenir les responsables responsables.

Nous ne pouvons somme toute expliquer l’attitude de M. Noblecourt que par une grosse angoisse – nous nous trompons peut-être car nous conjecturons.

Restez donc à Paris, M. Noblecourt, d’autant que vous n’êtes pas très populaire à Grenoble ni au sein du PS dont vous osez encore vous réclamer alors que vous avez rejoint Macron, Ce n’est pas le président de l’UGA, l’université populaire européenne etc. qui vous feront élire.

Comme nous le faisons systématiquement depuis 3 ans, nous vous citons Pierre Joxe, cher M. Noblecourt, parce que vous le valez bien :

« Les exemples contemporains de programmes électoraux trahis, oubliés ou reniés, de politiciens avides de pouvoir, mais non d’action, « pantouflant » au besoin en cas d’échec électoral pour revenir à la chasse aux mandats quand l’occasion se présente, tout cela est à l’opposé de ce qui anima, parmi d’autres, un Rocard dont beaucoup aujourd’hui encensent la statue mais tournent le dos à son exemple en détruisant des conquêtes sociales pour s’assurer d’incertaines « victoires » politiciennes, contre leur camp, contre notre histoire, contre un peuple qui n’a jamais aimé être trahi. »

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