[IGPN] On marche sur le képi, suite

Vous avez deux solutions: soit nous sommes extrêmement bien informés soit nous possédons une intuition particulièrement bien aiguisée. 😀

Le parquet de Grenoble, cité par l’AFP, indique:
« Compte tenu des circonstances actuelles, l’IGPN a été saisie pour lever tout doute et protéger les fonctionnaires de police »

Nous sommes donc bien là dans la communication gouvernementale. Nous voyons mal comment une saisine de l’IGPN pourrait protéger des fonctionnaires de police du résultat d’une enquête de police – celle visant à établir les circonstances de l’accident en question – puisque ce n’est pas l’IGPN en théorie doit la mener et alors que la décision d’éventuellement poursuivre les fonctionnaires de police si l’enquête venait à montrer que l’équipage en question a commis des infractions pénales (ce qui n’est très vraisemblablement pas le cas) n’appartient qu’au parquet dont la mission n’est pas non plus de les protéger.

La mission de l’IGPN n’est pas d’établir les circonstances de l’accident, mais sur la base des circonstances de l’accident établies par une enquête de police, de se pencher sur une éventuelle responsabilité administrative et/ou pénale des fonctionnaires de police protagonistes.

L’IGPN n’est pas un service de circonstance et son rôle n’est pas de protéger les fonctionnaires de police.

Nous reprenons ce que nous avons écrit dans notre billet précédent :

« En l’espèce, cela abouti à jeter le trouble sur un accident dont on ne connaît pas les circonstances et à pointer du doigt la police alors que pour le moment aucun élément ne vient indiquer sa responsabilité.
Bande d’amateurs! La communication de crise vise à résoudre une crise, pas à la « gérer » ni à l’amplifier comme c’est présentement fait. »
(A moins de vouloir la peau et de l’IGPN et de l’exécutif)

La preuve: maintenant que l’IGPN a été mise dans la boucle, c’est repris dans toute la presse nationale alors qu’il ne s’agit vraisemblablement que d’un accident causé par le conducteur du scooter en tentant de se soustraire à un contrôle de police parce qu’il avait grillé un feu rouge…
Quasiment le même cas que les deux idiots qui roulaient sans casque, sans phare sur un scooter sans plaque et volé début mars…

Vous allez voir qu’à chaque fois qu’une affaire aura pour protagonistes de près ou de loin des policiers, l’IGPN va être saisie, histoire de circonvenir la justice qu’on dira trop lente.
L’administratif qui circonvient la justice. Nous y voilà.

Pourquoi? Parce que Macron et son gouvernement ne contrôlent tellement rien qu’ils pensent s’attirer ainsi les bonnes grâces des syndicats de police majoritaires, parce que ce sont les seuls, croient-ils naïvement, qui pourront éviter que la police, épuisée et très mécontente, rejoigne dans la rue à la rentrée les gilets jaunes, les enseignants les agriculteurs, les fonctionnaires, les retraités etc.

Il est regrettable que le parquet se prête à cette farce, qui, nous n’en doutons pas, a été ordonnée par la chancellerie.

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