[Burkinigate ou chronique d’un clientélisme ordinaire] Était-ce Alexandre Lesourt ou Enzo Benalla dimanche dernier à la piscine Jean Bron?

Avant de passer au crible ce monument d’hypocrisie qu’est le communiqué d’Eric Piolle au sujet du burkini, il nous semble fondamental de rapporter les faits suivants, graves et qui impliquent personnellement le maire de Grenoble.

Vous commencez à nous connaître: nous n’avançons jamais rien sans avoir beaucoup de biscuit et sans être en mesure de démontrer ce que nous avançons devant un tribunal, soit avec des preuves matérielles, soit avec des témoignages. Nous n’écrivons jamais à la légère.

Plusieurs sources indépendantes et concordantes nous ont rapporté depuis dimanche que:

1 – Le conseiller spécial d’Eric Piolle, Enzo Lesourt accompagné d’un autre membre du cabinet du maire, se trouvait dimanche dans les vestiaires de la piscine Jean Bron avant que les islamistes accomplissent leur « action » et les aurait coachées dans la joie et la bonne humeur avant qu’elles n’enfreignent le règlementent dans ce qui n’est qu’une opération de propagande islamiste.

2 – M. Lesourt aurait donné des instructions à la police municipale

3 – La presse locale a eu connaissance de ces éléments, puisque plusieurs journalistes étaient présents

Ces informations amènent une série de questions.

(a) Que faisaient M. Lesourt et un autre membre du cabinet du maire dans les vestiaires de la piscine Jean Bron à tailler le bout de gras en rigolant avec ces islamistes? Il s’agit de membres du cabinet d’Eric Piolle. II est personnellement impliqué cette fois-ci, pas la municipalité ni la ville de Grenoble.

(b) M. Lesourt – donc le maire de Grenoble – savaient par avance que ces islamistes allaient mener une « opération » consistant à enfreindre pour la deuxième fois le règlement intérieur et n’ont rien fait pour les en empêcher, se rendant ainsi complices d’un trouble à l’ordre public et de la création de toute pièces d’une polémique qui n’avait pas lieu d’être et encore moins de survenir dans une pisicine.
Soyons sérieux un instant : une stunt pareille pour la deuxième fois avec la presse présente n’est possible qu’avec l’assentiment de l’autorité publique. Notre opinion est qu’il s’agit d’une opération de communication à double détente, du même acabit que celle que nous décrivons dans ce billet

(c) M. Lesourt n’est pas officier de police judiciaire. Il n’est investi d’aucune mission d’ordre public et ne représente pas l’autorité publique. Il n’est pas habilité à donner quelle qu’instruction ce que ce soit à la police municipale qui ne prend d’ordres que du Maire, de la première adjointe qui est OPJ par délégation ou du directeur de la police municipale. Décidément, tous les exécutifs ont leur Benalla, semble t-il.

(d) Où se trouvaient donc dimanche après-midi ceux qui sont responsables de l’ordre public, c’est à dire Eric Piolle, maire de Grenoble et Elisa Martin, sa première adjointe ? Pourquoi n’étaient-ils pas présents à la piscine Jean Bron ?

(e) Pourquoi donc la presse locale, alors qu’elle était préente, n’a t-elle pas rapporté ces faits?

Vous voyez que le communiqué de presse d’Eric Piolle, à la lumière de ces informations est bien un monument d’hypocrisie.

Il n’ y a somme toute que trois chose à retenir, la dernière étant la conséquence des deux premières.

  • Quand il s’agit de froncer les sourcils, de rappeler la loi, Eric Piolle parle de « la ville de Grenoble » alors que c’est lui et ,seulement, lui le maire, qui a la charge de faire appliquer le règlement. Manière de ne pas s’exposer, tout comme envoyer des membres de son cabinet le fut. Eric Piolle depuis 2014 refuse systématiquement d’exercer les responsabilités que la loi lui impose en tant que maire
  • Quand il s’agit de caresser dans le sens du poil, là c’est « je ». « J’ai saisis le ministère de sports »
  • Cette phrase est révélatrice : « La ville de Grenoble a fait part de sa décision de ne pas faire évoluer le règlement intérieur des piscines cette année ». Cela veut dire en creux « si vous votez pour moi aux prochaines municipales en 2020, il y aura moyen d’autoriser le burkini ».

Le refrain sur l’égalité d’accès au service public est une tartufferie intersidérale. Les piscines ne sont pas un service public obligatoire mais un service industriel et commercial payant et qui ne peut être utilisé qu’en respectant le règlement. Une piscine municipale n’est pas non plus l’espace public. L’égalité d’accès y est pleinement garantie, puisqu’il n’existe qu’un seul règlement, le même pour tout le monde.

Il va vraiment falloir qu’Eric Piolle arrête de prendre les gens pour des buses et nous fournisse vite des explications – sans mentir, pour une fois.

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