[Qualité de l’air] Le DL poursuit dans les fausses nouvelles

Article parfaitement édifiant hier dans le Dauphiné Libéré où on nous raconte qu’une journaliste a mesuré la qualité de l’air avec le bazar des micro-capteurs et l’application smartphone.

Nous rappelons au DL les faits suivants:

1 – Les mesures prises par les micro-capteurs ne sont pas fiables, pour tout un tas de raisons. C’est pas nous qui le disons mais Atmo Air AURA dans un rapport datant d’il y a 18 mois, rapport rédigé pour évaluer l’utilité des micro-capteurs quant aux mesures de la qualité de l’air.Les mesures générées par les micro-capteurs n’ont aucune validité légale, réglementaire et scientifique. Cela nous a été confirmé par la Direction Générale de l’Environnement de la Commission Européenne.

La législation européenne pose que Atmo Air AURA ne peut statutairement pas procéder à des mesures avec des systèmes non homologués. Atmo Air AURA est un institut scientifique de référence.

Si la Métro, le SMTC (comme par exemple avec cette farce de Green Zen Tag) veulent gaspiller de l’argent public avec des micro-capteurs, c’est leur affaire. Ils ne sont pas des instituts scientifiques de référence.

2 – Atmo Air AURA résulte d’une obligation européenne et est co-financé par des fonds européens afin de fournir des mesures de la qualité de l’air indépendantes de toute considération politique, selon des protocoles scientifiques, des procédés standardisés, avec du matériel et des modèles homologués et qui sont les mêmes dans toute l’Union Européenne.

Ce n’est pas la mission d’Atmo Air AURA que mettre en œuvre un réseau de capteurs non-homologués et de « sensibiliser » à la qualité de l’air sur la base de mesures n’ayant strictement aucune validité.

Si Atmo Air Aura veut faire de la pédagogie, pas d’autre choix que de le faire uniquement sur la base des mesures de références.

L’expérimentation des micro-capteurs étant faite sur les fonds propres d’Atmo Air AURA, cela inclue des fonds européens qui en aucun cas ne peuvent être utilisés comme cela. Il s’agit potentiellement d’une fraude (l’explication de la pédagogie ne portera pas, puisqu’on ne saurait faire de pédagogie sur la base de mesures qui n’ont aucune valeur scientifique et réglementaire).

Nous avons donc, dans le cadre de la procédure judiciaire qu’à engagé la Commission Européenne contre la France, transmis à la DG ENV tous les éléments en notre possession et demandé une enquête de l’Office de Lutte Anti-Fraude de l’Union Européenne.

Quelles conclusion peut-on tirer de cela?

1 – Atmo Air Rhône Alpes n’est pas indépendant parce que sa direction est incapable de ne pas céder à la pression d’élus aux abois et rentre dans le jeu politique, en particulier dans l’agglomération grenobloise, parce que l’incurie de ces élus a provoqué une augmentation de plus de 15% de la pollution, notamment par l’imposition sans étude d’impact de CVCM. On ne peut donc faire confiance qu’aux mesures de références auxquelles Atmo Air AURA procède, mais pas forcément à ses analyses et encore moins à sa « communication pédagogique, qui sont politiquement biaisées.

2 – En résulte une situation aussi grave qu’inacceptable, à savoir que la génération de mesures sans valeur vient définitivement semer trouble et confusion dans l’esprit des gens, et chasse les seules mesures valides et valabes.

Nous allons en outre voir des élus qui sont responsables d’une aggravation importante de la pollution atmosphérique dans notre métropole utiliser les mesures des micro-capteurs, mesures sans aucune valeur ni validité, afin de s’exonérer de leurs responsabilités en se cachant derrière le fait que cela a été réalisé par Atmo Air AURA (argument d’autorité).

Cette affaire de micro-capteurs est limpide: les mesures de référence de la qualité de l’air dans la Métro étant catastrophiques alors que la circulation n’a pas augmenté, il s’agit de créer une « réalité alternative » qui permette de ne pas se faire accrocher par les électeurs, en usant de l’institut de référence comme d’un paravent.

Qu’Atmo Air AURA rentre dans ce gens de jeu qui vise à tromper les citoyens est inacceptable. Un institut scientifique dit ce qui est observé selon les protocoles scientifiques imposés par la législation européenne, que cela plaise ou pas à MM. Piolle, Ferrari, Mongaburu etc. Et rien d’autre. Il ne rentre pas dans les danses de salons et autres simagrées politiques pour la seule raison que les mesures de la campagne CVCM démontrent que les décideurs politiques ont tort.


Qu’Atmo Air AURA augmente le nombre de station de références fixes comme mobiles, placées librement sur des bases scientifiques afin de bien mesurer la réalité, en envoyant promener systématiquement les élus, qui n’ont pas à s’immiscer dans une activité SCIENTIFIQUE dont l’objectif est d’évaluer l’impact des politiques publiques en matière de qualité de l’air et informer des FAITS la population.

Pour finir par une petite histoire assez drôle, Atmo Air AURA a exprimé indirectement le souhait  de voir le GAM et nous semble t-il également Grenoble à Cœur participer à la pantalonnade des micro-capteurs.

Nous vous laissons imaginer quelle fut la réponse que nous avons fait.

 

 

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