[Breaking news] Un état de l’UE peut donc mener légalement une politique inflationniste en étant soutenu par la BCE, afin de faire baisser le poids de sa dette ! Ou bien?

C’est ce que disent les traités, mais cet arrêt de la CJUE est fondamental, car il remet dans les faits la création de monnaie dans les mains des banques centrales nationales à partir du moment où la BCE les soutient, ce qu’elle n’est pas obligée de faire!

Nos amis allemands vont adorer, et on comprend mieux la « concession » italienne sur son budget qui n’en est pas une. Ils sont fins ces italiens tout de même, plus fins que nous français.

Le plus drôle c’est que ce sont les Allemands qui ont fait saisine de la CJUE.

Cela dit, outre une manière de contourner la fin du ‘Quantive Easing de la BCE » (comprendre la BCE qui rachète la dette publique comme privée des états membres de l’eurozone à son émission afin de contenir l’inflation), c’est pas forcément une bonne nouvelle. Cela peut donner lieu à des dérives du fait des structures budgétaires propres à chaque état (par exemple, le budget de la sécurité sociale en France n’est pas le budget de l’état mais est un budget annexe, ce qui n’est pas le cas dans d’autre pays d’Europe).

Mais ce n’est pas non plus une mauvaise chose car une dette contractée par un état dans un but spécifique (c’est à dire une dette fléchée sur des objectifs précis: infrastructures, éducation, transition énergétique, défense etc.) pourra être rachetée après son émission (sur les marchés)- et non pas  souscrite lors de son émission – par la BCE en toute légalité! Mais donc avec une « premium », puisque les souscripteurs initiaux connaîtrons cette éventualité. La finance va encore se gaver en jouant sur les « spreads ».

Ce qui signifie que l’Eurogroupe va devenir encore plus une foire d’empoigne politique qu’il ne l’est déjà.

Comme quoi Maastricht et les traités suivants ont été mal rédigés, au sens auquel Jacques Attali entend qui le furent bien, lui qui s’est vanté qu’il avait fait en sorte qu’il n’y ait pas de marche arrière possible.

Allez Jacquot, retraite!

Le risque d’échec de l’Euro est de plus en plus prégnant, car poussé trop loin, cette logique ne fait qu’ouvrir d’alléchantes perspectives aux spéculateurs, surtout aux plus agressifs.

Quant au paragraphe final de l’article de « Sauvons l’Europe », il n’a aucun sens. Parce que la question n’est pas là. La BCE peut suivre un état mais n’a aucune obligation de le faire…

Monétiser la dette c’est justement les assignats. Bad Juju!

Bref, c’est la panique à bord.




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