Les Gilets jaunes: jacquerie ou révolution?

Ni l’une ni l’autre mon capitaine!

Ce n’est pas une jacquerie puisqu’il ne s’agit plus de rappeler le seigneur à ses devoirs mais de le pousser vers la sortie.

Ce n’est pas une révolution puisque ce ne sont pas les institutions qui sont contestées, juste ceux qui les dirigent.

C’est autre chose. Un mouvement social de fond et apolitique de gens  – une majorité des français, classes populaires et classes moyennes – qu’on ne prend plus en compte dans la conception des politiques, que ce soit à Paris ou à Bruxelles.

La gestion calamiteuse de ce grave conflit social est en revanche en passe de le transformer en conflit civil. Ce risque est prévalent depuis l’élection d’Emmanuel Macron, comme nous n’avons eu cesse de le répéter. C’est sa seule responsabilité , celle de son gouvernement et celle de sa majorité parlementaire.

Emmanuel Macron se trouve dans une situation ou il n’a que deux choix: se soumettre ou se démettre.

Se soumettre  à la volonté du peuple.

L’annulation de l’augmentation des taxes sur les carburants en 2019 ne suffira pas, c’est « l’abat-jour sur la révolution » de Victor Hugo. Il va effectivement falloir un changement radical de politique à tous les niveaux, y compris par des retours en arrière, notamment par la remise en œuvre l’ISF et la réintroduction de la progressivité sur les revenus du capital. Si on veut bien faire les choses, il faudrait également supprimer le CICE (40 milliards par an) qui ne sert à rien si ce n’est à remplir les poches des actionnaires, quitte à baisser l’impôt sur les sociétés (ce qui serait économiquement plus logique). Il faut bien comprendre que la perverse stratégie de Macron est à double détente: (a) éliminer toute marge de manœuvre budgétaire pour imposer ses « réformes » au prétexte qu’on peut pas faire autrement et (b) remplacer l’impôt progressif par des taxes, par définition injustes.

Il va également falloir claquer le beignet de ceux de Bruxelles et de Francfort en leur rappelant que l’UE pour le moment n’est qu’une techno-structure intergouvernementale.

Cela exige au minimum un changement total de gouvernement.

Nous voyons mal comment Emmanuel Macron pourrait aujourd’hui faire l’économie d’une dissolution de l’Assemblée Nationale, tellement il s’est montré incapable de gouverner, c’est à dire de prévoir les conséquences de ses politiques (il ne fallait pourtant pas être grand clerc pour le faire). Sa crédibilité étant aujourd’hui quasi-nulle, il se doit de convoquer les électeurs.

Se démettre

Démissionner, laisser le Président du Sénat assurer l’intérim le temps que nouvelles élections présidentielles soient organisées.

C’est pourtant simple, non?


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