Le foudre de guerre de la Drôme, Didier Guillaume, fraîchement nommé ministre de l’agriculture, déclarait cela le 16 janvier 2018.

« J’ai décidé de quitter la vie politique. Je vais démissionner de mon mandat de sénateur dans les semaines qui viennent. Cette décision est mûrement réfléchie.

Mon parcours illustre la cohérence entre mon discours et mes actes. J’ai toujours pensé, et dit, qu’il existait une vie avant et après la politique. Même si j’ai aimé passionnément chaque mandat, je ne me suis jamais accroché trop longtemps à des fonctions : j’ai été neuf ans Maire de Bourg-de-Péage, puis onze ans Président du Département de la Drôme et neuf ans Sénateur.
Je n’ai jamais oublié que les mandats politiques avaient un début et une fin, qu’ils n’appartenaient qu’aux électeurs et que les élus n’en étaient que des détenteurs provisoires. Ce qui est durable en politique, ce sont les valeurs que l’on porte, l’énergie que l’on met à faire avancer son territoire, son pays.

Au moment où je quitte la vie politique, je veux me souvenir d’abord de l’honneur que m’ont fait mes concitoyens Péageois, dès 1995, pour devenir Maire de ma ville, puis conseiller général du canton de Bourg de Péage et Président du département de la Drôme en 2004. J’ai une pensée fidèle et chaleureuse pour tous ceux qui ont fait partie de mes équipes, de la mairie au Département.
Avec eux, toute mon action d’élu local a été guidée par la volonté de tirer notre territoire vers l’excellence et l’innovation, dans une gestion rigoureuse qui permet d’assurer la solidarité.
Au Sénat, j’ai eu l’honneur d’être le premier Vice-Président, sous la présidence de Jean-Pierre Bel ; puis de présider depuis 2014 le Groupe socialiste du Sénat, une tâche essentielle et compliquée dans un quinquennat turbulent. Durant ces cinq ans, je n’ai jamais renié les engagements pris devant les électeurs, et j’ai toujours été loyal. Je continue d’être fier du bilan qui aujourd’hui contribue à la meilleure santé de la France, au service des Français.
Je garde également ma fidélité au Sénat et à ce que permet le bicamérisme dans notre pays : un équilibre dans la fabrique de la loi et dans la représentation des Français. A trop vouloir aligner le Sénat sur l’Assemblée, on oublie parfois de considérer ce que l’Assemblée pourrait apprendre du Sénat.

J’ai toujours accompli mes fonctions en étant exclusivement guidé par l’intérêt général. L’engagement politique a des exigences qui nécessitent un investissement total, une présence continue et un travail quotidien. Je crois avoir répondu à ses exigences et je ne regrette rien. J’ai beaucoup donné et j’ai en retour énormément reçu, car la vie politique permet aussi de belles rencontres. Dans la Drôme, d’abord, à Paris, aussi, j’ai eu la chance de côtoyer des femmes et des hommes enthousiastes, fervents défenseurs des atouts et forces de notre territoire, de notre pays.

« Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». Cette maxime ne me quitte jamais.
Je veux aujourd’hui remercier tous ceux qui m’ont fait confiance dans ce parcours local et national. »

9 mois après, il est toujours là.
Nous plaignons nos pauvres paysans, parce que M. Guillaume n’entend rien à l’agriculture.
Quant aux policiers et gendarme, à qui on a refilé le santon mou, nous n’allons pas nous étendre, ça fait trop mal.

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