Décidément! Personne ne supporte plus la critique, même pas « Joliment Imparfaite »

Voici le commentaire que nous avons reçu de l’auteure du blog « joliement imparfaite », Charlotte Ardito. Nous lui répondons dans son texte. Cela donne lieu d’exercice du droit de réponse de Mlle Ardito en vertu du décret n°2007-1527 du 24 octobre 2007 relatif au droit de réponse applicable aux services de communication au public en ligne et pris pour l’application du IV de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.

« Bonjour Monsieur Clerotte,

Je suis l’auteur du blog personnel Joliment Imparfaite.

Je vous contacte suite à la publication de votre article intitulé «ALERTE BOCU* : 10 raisons de vivre à Grenoble. » (https://groupedanalysemetropolitain.com/2018/09/23/alerte-bocu-10-raisons-pour-vivre-a-grenoble/) le 23 septembre 2018. Vous avez partagé cet article le même jour dans un commentaire d’une publication de l’Office de Tourisme Grenoble-Alpes Métropole qui avait relayé mon article « 10 raisons pour lesquelles j’adore vivre à Grenoble » (http://www.jolimentimparfaite.fr/10-raisons-lesquelles-vivre-grenoble/) sur leur page Facebook le 23 septembre à 9h. »

 

« Il est expressément écrit dans les mentions légales de mon blog (http://www.jolimentimparfaite.fr/mentions-legales/) que : « Charlotte (nb. Charlotte Ardito créateur et propriétaire) est propriétaire des droits de propriété intellectuelle ou détient les droits d’usage sur tous les éléments accessibles sur le site, notamment les textes, images, graphismes, logo, icônes, sons, logiciels. Toute reproduction, représentation, modification, publication, adaptation de tout ou partie des éléments du site, quel que soit le moyen ou le procédé utilisé, est interdite, sauf mon autorisation écrite préalable. Toute exploitation non autorisée du site ou de l’un quelconque des éléments qu’il contient sera considérée comme constitutive d’une contrefaçon et poursuivie conformément aux dispositions des articles L.335-2 et suivants du Code de Propriété Intellectuelle. »

Donc cela s’applique également à l’Office du Tourisme de Grenoble qui a répercuté votre lien, non? Ah moins que votre article fut une commande, ce dont nous n’avons pas la moindre idée. Et dans ce cas là, alors la propriété intellectuelle appartient au commanditaire, normalement.

 

« C’est pourquoi je vous demande de supprimer immédiatement votre article et tout autre contenu ayant un lien direct avec votre article (mentions, partages, publications sur les réseaux sociaux, sur le web ou sur tout autre support) et tout autre élément ayant utilisé sans mon consentement écrit les textes de mon blog ainsi que mon image. »

 

Nous vous accordons de retirer notre capture d’écran de l’article (fait ce jour) , même si cela s’apparente à une illustration et en aucun cas une contrefaçon, ces éléments étant accessibles publiquement, mis en ligne par vous et se retrouvant en lien dans l’article. Cela revient à reproduire dans une critique littéraire la couverture du livre critiqué ou une photo de l’auteur. Il est même plutôt normal et déontologique de bien préciser qui on critique. Quand l’auteur qu’on critique se décrit lui-même, il est honnête de donner cette description, non?

La critique, certes acerbe et pas piquée des hannetons que nous faisons de votre billet ne constitue en aucun cas une contrefaçon (qui implique de se faire passer pour vous puisque votre blog est personnel de vos propres dires) ni une infraction aux droits d’auteurs ou un plagiat (pour cela il aurait fallu que nous nous arrogions la paternité d’un texte écrit par vous ou bien d’en revendiquer la propriété des droits d’édition et d’en tirer profit par exploitation commerciale).

Nous n’avons par conséquent aucune raison de supprimer notre article, ni le lien qui existe vers le vôtre (que nous ne possédons pas, que nous n’hébergeons pas et qui n’est qu’un lien vers l’article que nous critiquons, que vous possédez et dont l’adresse URL est publique, sur un site dont vous possédez le nom de domaine), ni nos posts sur les réseaux sociaux.

 

Quant à citer un article public publié par vous, cela ne constitue aucune infraction, pas plus que le renvoi vers cet article dont vous avez pleine paternité et propriété, que nous critiquons légitiment en faisant usage et de notre liberté d’expression, et de notre liberté d’opinion. C’est également honnête, car alors chacun peut se faire sa propre opinion sur votre « œuvre originale » et notre critique.

 

« Ma démarche s’arrêtera là si vous supprimez dès maintenant tous les éléments me concernant et que vous avez partagé sans mon accord. Dans le cas contraire, je n’hésiterez pas à entamer des poursuites judiciaires à votre égard.
Je vous remercie d’avance.

Charlotte Ardito »

 

Souffrez, Mlle Ardito, que nous vous répondions au fond.

Chère Mlle Ardito,

Il est toujours amusant de voir des gens exiger censure de toute forme de critique en usant de ce qu’on appelle en anglais des « Slapp » – strategic lawsuits against public participation – des procédures bâillon en français.

Voyez-vous, vous ne pouvez arguer du droit de la propriété intellectuelle pour exiger que nous supprimions un article critiquant le vôtre. Nous sommes les propriétaires de cette critique car c’est là notre propre production de l’esprit. Que cela vous dérange ou pas. Liberté d’expression et d’opinion oblige.

Vous n’avez à aucun moment été lésée par notre travail puisqu’à aucun moment nous ne nous sommes approprié le vôtre.

Vous pouvez à la rigueur tenter de nous attaquer en diffamation, ce qui ne tiendra pas une seule seconde: nous ne vous avons jamais imputé des faits non-avérés attentatoires à votre honneur et à votre considération. Nous nous sommes contentés de critiquer votre article et d’émettre des opinions, souvent de manière très sarcastique – le sarcasme ne constitue pas un délit – en avouant l’être.

Voyez-vous , la critique est saine, même  si elle est parfois dure à encaisser. Si vous voulez continuer à écrire, il va falloir l’accepter, la critique, plutôt que de menacer de poursuites sur des bases juridiques erronées. Ce type de comportement est par ailleurs contre-productif à cause du « blow-back » (comme on dit à la CIA) qu’il occasionne immanquablement.

Nous considérons ce billet l’exercice de votre droit de réponse, auquel nous avons nous-mêmes répondu, et qui sera largement diffusé à la presse, afin qu’aucun doute ne subsiste publiquement. Tout comme nous avons publié votre commentaire après un délai de réflexion raisonnable, puisque vous nous menacez de poursuites judiciaires.

Nous restons à votre entière disposition pour toute précision supplémentaire.

Bien à vous.

Pour le Groupe d’Analyse Métropolitain

Pascal CLEROTTE

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