Sylvestre et la suppression du numerus clausus en fac de médecine : encore une belle ineptie

Olivier Véran, notre cher député de la 1ere circonscription, n’en rate pas une pour se faire de la pub. A peu de frais, croit-il – sauf qu’il en fait systématiquement les frais.

La suppression du numerus clausus en fac de médecine est « en même temps  » stupide et démagogique:

  1. Si on ne forme par assez de médecins, il suffit alors d’augmenter le numerus clausus
  2. Des études de médecine ne sont pas un CAP (même si un CAP est tout aussi honorable) : ce sont des études longues qui demandent une rigueur absolue, qui sont très coûteuses et financées par la collectivité, par nos impôts
  3. Le problème n’est pas tant le numerus clausus que les moyens dont disposent les facultés de médecine, déjà à l’os, pour accueillir les étudiants en 2eme année. Le coût des études par an par étudiant est en effet incompressible, à moins de baisser drastiquement la qualité de l’enseignement et les conditions dans lesquels il est dispensé, donc la qualité des médecins formés.

La suppression du numerus clausus ne changera rien à l’affaire, car si les facultés de médecine ne voient pas augmenter leurs moyens proportionnellement au nombre d’étudiants qu’elles accueillent en 2ème année, cela ne changera strictement rien à l’affaire; le numerus clausus existera du simple fait de la limitation des moyens qui lui limite mécaniquement le nombre de places disponibles en 2ème annés. Nous voyons mal un Président de faculté de médecine accepter de baisser la qualité de l’enseignement pour accueillir  plus d’étudiants en deuxième année (sans compter que c’est n’est pas la seule année de « dégraissage »).

Laisser aux facultés la latitude de déterminer combien d’étudiants seront reçus en 2eme année se heurtera au même écueil, y compris dans le cas de financements privés par les « lobbys ».

La mesure proposée par M. Véran est aussi stupide que démagogique. C’est pas bien d’essayer de faire de l’ombre à la Ministre de la Santé et à celle de l’enseignement supérieur lendemain d’un « remaniement » afin de se positionner sur l’échiquier alors que visiblement on n’a rien à y faire, puisque la proposition est inepte.

Cette mesure est purement cosmétique puisque le nombre de médecins formés en France n’augmentera pas, parce que les facultés de médecine n’en ont tout simplement pas les moyens.

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