OPA de HP sur GRE, ou bien on paie des dettes?

De manière tout à fait fortuite, un de nos membres, en déplacement à Palo Alto, s’est vu poser une question à laquelle il n’a pas su répondre, parce que pas au courant.

La question:

C’est quoi ce mécénat « de compétences » de chez nous (comprendre HP) qui détachons à la ville de Grenoble un employé?

Bon. Nous on trouve cela au mieux drôle, au pire bizarre. Dans les deux cas, nous enquêtons.

Qu’est ce que le Mécénat de Compétences? « Le mécénat de compétences se définit comme la mise à disposition ponctuelle et gracieuse de salariés, à une association d’intérêt général à vocation culturelle, sociale, humanitaire, par une entreprise, dans le cadre d’un prêt de main-d’œuvre ou de la réalisation d’une prestation de service. »

Le poste de « mécénat de compétences » financé par HP est pourvu par un certain Guy Benoîst, avec le titre de « chargé de mission auprès de la DRH » de la Ville de Grenoble comme indiqué sur son profil linkedin.

Première question: une administration peut-elle bénéficier d’un mécénat de compétences, alors que la loi Aillagon de 2003 qui l’instaure concerne uniquement les associations d’intérêt général, et aucun cas les collectivités et leurs administrations (c’est alors soit un emploi public, soit un marché public) ?

On nous dit que M. Benoîst est un syndicaliste, ce qui est loin d’être une tare si on passe pas sa journée devant la machine à café à blinder sa propre petite position.

Mais nous nous interrogeons: que vient donc faire un syndicaliste, un salarié protégé de HP comme chargé de mission à la ville de Grenoble, salarié qui n’a pas été dans un poste opérationnel, ni managérial depuis une dizaine d’année sur un « Mécénat de compétences » à la DRH? (Toto, t’inquiète, ça fait 15 ans que j’ai pas skié mais le job de pisteur-secouriste, tranquille!).

Après la Directrice de cabinet du Maire venant elle aussi de chez HP où elle était déjà sa collaboratrice, maintenant un « chargé de mission » auprès de la DRH, syndicaliste et cette fois-ci payé par HP?

On fouine plus avant. On parle dans les couloirs, on fait jouer nos réseaux locaux comme internationaux et même sociaux (c’est dire) , et tout le monde nous pousse à nous poser les deux questions suivantes, auxquelles nous n’avons pas réponse:

  • M. Guy Benoîst aurait-il eu à traiter du « package » de départ de HP d’un certain Eric Piolle en son temps? Car Eric Piolle, contrairement à ce qu’il a déclaré durant sa campagne en 2014, n’aurait pas été licencié par HP. Une rupture conventionnelle n’est pas un licenciement.
  • Un des inspecteurs du travail qui aurait travaillé sur des plans de départ volontaire de HP ne s’appelait-il pas Pierre Mériaux?  Et cet inspecteur du travail ne fut-il pas Conseiller Régional aux côtés d’Eric Piolle dans le groupe écologiste de 2009 à 2015, et n’est-il pas aujourd’hui adjoint à la Montagne d’Eric Piolle?

Les coïncidences, c’est toujours intéressant.

Mais ce qui importe vraiment, c’est de savoir quelles compétences, au sens de savoir agir reconnu,  M. Benoîst apporte à l’administration de la ville de Grenoble, et en quoi cela justifie un mécénat de ce qui est connu sous le nom HP Entreprise depuis la « scission » intervenue en 2015.

En quoi les compétences d’un syndicaliste « professionnel » de HP sont-elles supérieures à celle des syndicalistes de la Ville de Grenoble? En quoi les compétences de M. Benoît issu du secteur privé, qui n’est pas un spécialiste de la gestion des ressources humaines, vont-elles bénéficier à l’administration? Car enfin, les agents de la ville, qu’ils soient titulaires, contractuels ou vacataires ne relèvent pas du droit du travail mais du droit administratif.

Pour la justification du coût pour HP du « mécénat de compétences », nous savons très bien où et à qui demander, et bien sûr pas en France. Il va bien falloir justifier la rémunération de M. Benoîst – par justifier on parle bien sûr de 35h de présence effective sur site et d’un réel travail effectué et documenté, sinon HP n’aura pas son abattement fiscal, en sachant qu’il est hors de question que M. Benoîst continue dans ce contexte à bénéficier des aménagements de temps de travail légitimement accordés aux représentants syndicaux.

Hé, M. Benoîst, pour l’aménagement de l’ancien siège de la CRCA rue Paul Claudel, ne vous fatiguez pas, c’est déjà fait. Si vous n’avez pas les plans, contactez nous, nous vous les communiquerons avec grand plaisir.
(Et on vous suggère en toute amitié d’arrêter de pousser pour une certaine avocate au CE de HP.  Ca énerve tout le monde, et c’est pas nécessaire, nous dit-on)

 

 

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