Au prétexte d’humanisme, on continue à exploiter politiquement les « migrants »

La croisière politique, bien pensante et assez ignorante du droit et de la réalité migratoire s’amuse. Et exploite encore politiquement les « migrants »

A Grande-Synthe, où l’on vit comment « l’aventure » du camp finit, par un gigantesque incendie, tout simplement parce que tous ces « humanistes » n’ont pas la moindre idée des besoins du public concerné et de la manière de gérer ces populations. Quiconque a travaillé sur le terrain dans des camps de réfugiés connait la difficulté de l’exercice, surtout quand les camps rassemblent des gens très divers.

Et donc on fait des grandes déclarations, on signe des manifestes parfaitement abscons et très vraisemblablement dangereux pour les « migrants » eux -mêmes!

Comme par exemple ce délire de « carte de citoyenneté » (wtf? De citoyennenté de quoi, de qui?) permettant aux migrants de vivre dans leurs villes! C’est marrant tous ces maires qui se prennent pour des présidents de Ville Républiques souveraines. Voici l’exemple parfait de la bêtise de tout ce beau monde: face au désespoir, la chose la plus importante est de ne pas générer de faux espoirs, car les faux espoirs déçus provoquent immanquablement des réactions violentes et/ou encore plus désespérées…

Une fois de plus, « exilé » n’a aucune réalité juridique, pas plus que « migrant » (qui n’a qu’une réalité statistique »)! Il y a soit des demandeurs d’asile – ceux qui ont déposé une demande d’asile – bénéficiant de protection, soit des immigrants illégaux, qui eux n’ont aucun droit et peuvent faire l’objet de mesures coercitives (rétention, expulsion) parce qu’ils n’ont pas déposé de demande d’asile.

Et cette bande de « Bocus » (pour bourgeois culturels) ne manquent pas de nous citer Montréal  et New York. Comme par hasard.
La décision de Montréal est un coup de com’ de la nouvelle maire (qui a réussi à se mettre à dos la plupart des Montréalais en moins de deux anse) qui n’a aucun matérialité juridique, l’immigration au Canada étant une compétence fédérale.
La carte d’identité New-Yorkaise n’est que cela: une pièce d’identité dont la délivrance (a) est soumise  à condition (3 documents différents démontrant votre identité et 1 document démontrant la résidence) et (b) ne sert qu’à cela, à démontrer votre identité auprès du NYPD et des services municipaux.  Cela n’est en aucun cas titre de séjour: c’est juste un justification d’identité permettant de, par exemple, ne pas se faire arrêter et amener au poste pour une simple contravention.

Nous sommes donc dans les bons sentiments imbéciles et ignorants en l’espèce! Tout demandeur d’asile se voit attribuer des papiers en France dès le dépôt de sa demande…

Ça va? On a finit de jouer? Non parce que l’accueil de réfugiés est vraiment un travail de professionnels qui ne se fait pas à la légère.

Car tout cela n’est bien sûr que communication politique.

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