PSQ? Non pas Police de Sécurité du Quotidien mais Police de la Sécurité de (certains) Quartiers

Voilà l’illustration du vide que créé le tout communication d’Emmanuel Macron et de son gouvernement.

Il ne s’agit pas d’une police de sécurité du quotidien, mais d’un renforcement des effectifs dans certains quartiers dit « sensibles ».

Là mesure est loin d’être bête, car oui, il faut renforcer la présence policière où besoin est. C’est tout simplement du bon sens.

Mais quel besoin d’en faire tout un pataquès, car, comme nous l’écrivions avant hier : « nous craignons que l’un des premiers effets de la Police de la Sécurité du Quotidien soit justement une augmentation des attentes telle que personne ne pourra y répondre, pour de simples raisons moyens absents, de procédures et de temps de procédure ».

Mais il est fort à craindre que cela va ne va pas régler le problème, juste le déplacer. Même s’il est possible que cela améliore grandement la vie des habitants des quartiers en question.

Quant à la création de 10 000 postes d’ici 2022, on vous renvoie à l’avis de la cour des comptes sur la programmation budgétaire. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

Bref, bonne chose. On verra comment cela va se déployer d’un point de vue opérationnel. Car c’est là que ça va être coton.

Le fait que Grenoble et les autres communes de la métropole candidates n’ont pas été retenues illustre:

  1. Que la confiance état-collectivité est peu existante de par chez nous, pour des raisons multiples. On ne peut par exemple pas cautionner la fresque de Goin sur l’espace public  (dans un espace privé ou « fermé », aucun soucis) et « dans le même temps » attendre voir le ministère de l’intérieur être motivé pour aider;
  2. Que les élus locaux doivent tout de même montrer qu’ils sont réellement prêt à exercer leurs responsabilités en matière de sécurité telle que définie dans le CGCT mais surtout dans le code de sécurité intérieure, même si c’est risqué électoralement;
  3. Que bien sûr, M. Collomb est M. Collomb: l’expérimentation va vers des communes dans un but électoral sous-jacent, mais ça c’est fort malheureusement la « règle » en politique en France, et ce n’est pas nouveau. Extrêmement regrettable et préjudiciable, mais pas nouveau.

Bref, quand on est Maire, il faut aussi savoir gérer la relation avec l’État, serait-elle même conflictuelle.

 

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