Le victimaire comme stade ultime de la névrose

Encore un grand moment d’ignorance délivré par une membre de « Osez le féminisme », en la personne de Pauline Arrighi dans l’Obs.

Le victimaire est d’une nocivité sans nom, et pour l’éventuelle victime, et pour l’éventuel auteur, et pour la société dans son ensemble.

Il ravale des individus au rang d’éternelles, d’immuables victimes, incapables de libre arbitre, de se défendre, de faire valoir leurs droits avant même que le fait qu’ils soient victimes soit établi. Il confine des gens doués de conscience et d’intelligence au statut d’irresponsable d’ordinaire réservé aux fous. C’est un des stades ultimes de la névrose. C’est l’infantilisation absolue, la négation de toute responsabilité individuelle quant à la maîtrise de son propre destin. Car être victime, cela ne s’autoproclame pas.

Car enfin!, si toutes les femmes sont des victimes, alors il n’y a plus de victime., ni de coupable.

Non Mme Arrighi, dénoncer une agression sexuelle n’est pas endosser le statut de victime!

  • Soit c’est fait devant la justice et là on endosse le statut de plaignante et éventuellement de partie civile.
  • Soit c’est fait sur les réseaux sociaux ou dans les médias  – c’est se tromper d’arène – sans apporter les preuves de ce qu’on avance ou sans donner droit à la défense, et c’est le summum de l’irresponsabilité et de l’infantilisme (et cela peut valoir à celui ou celle qui le fait de gros ennuis judiciaires), c’est l’apogée du vide imbécile… C’est un principe d’exonération parfaitement égotique, masturbatoire – c’est à dire stérile – par lequel un individu croit qu’il peut exiger que la société le prenne totalement en charge et fasse le boulot à sa place, assume ses responsabilités irréfragables en son nom. C’est le paroxysme de la croyance d’avoir titre à tout de ceux qui sont incapables de prendre leur vie en main et qui font tout, qui usent de tous les stratagèmes possibles et imaginables, même les moins avouables, pour avoir titre à tout. C’est rejeter son inévitable mais très relative impuissance en face de la vie sur le dos des autres parce qu’on a pas le courage de faire ce qu’on peut faire soi-même.

Votre discours est d’une ignorance consommée, Mme Arrighi, car vous oubliez que le « statut » de victime est établi au terme d’un processus qui s’appelle la justice, devant laquelle nous sommes tous égaux. Puisque nul ne se rend justice lui-même, nul ne peut s’autoproclamer victime.

C’est pourtant simple:  sans plainte, suivie d’une enquête menant à un procès résultant en la condamnation d’un auteur, pas de victime!
Pas de cadavre, pas de meurtre !

Grandissez, mûrissez, et arrêtez de raconter à nos concitoyennes des choses qui sont fausses. Arrêtez de leur mentir, car  vous les confinez là où la plupart d’entre elles ne souhaitent pas être.

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