Décidément les fausses nouvelles, on ne s’en sort pas, et là c’est le DL qui s’y colle pour nous donner une leçon (en direct de l’appartement d’Eric Piolle dans le centre ville?)

Dîtes le Dauphiné Libéré, ça vous dérangerait d’écrire en français, c’est à dire « fausses nouvelles » et non pas « fake news » – le terme « fausse nouvelle » étant d’ailleurs celui utilisé en droit français, notamment dans l’article L97 du code électoral?

Le Dauphine Libéré nous offre encore un grand moment de journalisme: nous confirmons effectivement sans prendre aucunement le risque de nous tromper que la résidence secondaire d’Eric Piolle, s’il en possède une du côté de Coublevie,  c’est bien chez lui. Aussi.

La question n’est donc pas de savoir s’il habite « chez lui » mais s’il passe plus de temps dans sa résidence secondaire – s’il en possède une –  que dans sa résidence principale à Grenoble. Ce qui d’ailleurs ne pose légalement aucun problème, relève d’un choix personnel, c’est son droit, même si cela est susceptible d’achopper politiquement aux entournures.

D’ailleurs, quand il est écrit dans l’article du DL :

« À Grenoble, on a déjà vu ça. Souvenez-vous de la campagne contre Dubedout en 1983 ! [NDR: qui n’avait rien  à voir avec des fausses nouvelles, mais était une campagne de dénigrement au cri de « Dubedout c’est du bidon ». Par ailleurs, Eric Piolle n’habitait pas Grenoble à l’époque et n’a pas connu cette campagne] », nous disait Éric Piolle, depuis un appartement du centre-ville de Grenoble. Un appartement dont la porte d’entrée était décorée par les dessins de sa benjamine. Car, oui, on a vérifié…« ,

nous nous demandons candidement ce que faisait un (ou plusieurs) journaliste du DL dans l’appartement d’Eric Piolle, car la question de la collusion alors se pose. On reçoit la presse à domicile maintenant? Apéro? Dîner? On connait les enfants de M. le Maire de Grenoble? Ou bien juste démonstration que l’appartement d’Eric Piolle est bien « chez lui », ce qu’aucune personne en pleine possession de ses moyens ne conteste? Notons enfin que des dessins d’enfant sur la porte d’entrée  (côté intérieur de l’appartement?) constituent bien entendu le plus haut degré de la preuve, qui aurait suffit à Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post pour dérouler l’affaire du Watergate et faire tomber Richard Nixon…

Pour débunker les fausses nouvelles, il va falloir être un peu plus sérieux et méthodique que cela, le Dauphiné libéré. Il va falloir enquêter, quoi, vérifier l’information, pas comme vous l’avez fait avec le faux soutien de Benoît Hamon pour Soukaina Larabi par exemple, car à cette occasion  vous avez propagé une fausse nouvelle tombant sous le coup des dispositions pénales du code électoral et vous êtes ainsi peut-être rendus coupables d’un délit.

Quant à M. Mongaburu, toujours aussi foudre de guerre, il est cité pour avoir déclaré: « J’invite certains de mes collègues à arrêter de diffuser les fake news, car la “trumpisation” du débat est toujours un danger pour tous les personnages publics qui y participent. »

Les simples citoyens, qui sont les premières victimes des fausses nouvelles, M. Mongaburu n’en a cure. Seul les « personnages publics » lui importent. Il est parfaitement inacceptable que des « personnages publics » ne puissent plus mentir impunément – ce ne sont pas des quand-mêmes non plus les personnages publics!

Sauf que M. Mongaburu ne se rend pas compte que c’est lui qui « Trumpise » le débat en hurlant aux fausses nouvelles sans en apporter la preuve, parce que c’est ce que fait Trump dès qu’une information qui ne lui convient pas est publiée afin de discréditer et la nouvelle, et celui qui la publie!

Le Maire de Grenoble n’a usé du même procédé trumpiste avec l’augmentation de la pollution causée par CVCM. Par deux fois. Une fois lors d’un conseil métropolitain, une fois lors de son « grand oral », à voir ici. Alors que les informations publiées par Grenoble à Coeur et vos humbles serviteurs étaient bien vraies, comme l’a clairement reconnu Atmo Air Rhône Alpes.

En matière de fausses nouvelles, il faut tout de même dire que la Municipalité grenobloise fait fort: la ville de Grenoble au bord de la mise sous tutelle (parfaitement faux et cela a été confirmé un média, Place Gre’net, par un magistrat de la Chambre Régionale des Comptes sous couvert d’anonymat); la pollution qui n’a pas augmenté avec CVCM, débunké par Grenoble à Coeur, Place Gre’net et nous-mêmes,  la tarification du stationnement résident était solidaire etc.

Celui qui se contente de hurler aux fausses nouvelles en faisant l’économie de démontrer le caractère erroné de ce qui est avancé n’a qu’un seul but: discréditer la parole de celui qui démontre et démonte faits à l’appui un mensonge afin de s’exonérer de toute explication. C’est le Vème stratagème de Schopenhauer, dans « L’Art d’avoir toujours raison »

La rumeur fait partie de toutes les sociétés humaines et est très facile à circonscrire quand elle est infondée, nettement plus difficile à juguler quand elle contient un fond ou une partie de vérité. Il s’agit donc de savoir dans une rumeur quel est le cœur de vérité sur lequel sont venus se greffer des éléments fallacieux. Donc pour celui qui est l’objet de la rumeur de faire preuve de la plus totale transparence et de la plus sincère franchise. Avec nos chers élus, nous ne sommes pas rendus!

Fausse nouvelle et simple rumeur, ce n’est pas la même chose.

  • Une fausse nouvelle est une information disséminée dans l’intention de nuire et cherchant par sa forme à présenter l’aspect (imiter la charte graphique d’un journal, d’une institution etc.) d’une « ‘vraie » nouvelle afin d’abuser celui qui la reçoit.  Une fausse nouvelle est une opération de désinformation plannifiée et exécutée dans un but précis.
  • Une rumeur est un phénomène de transmission large d’une histoire à prétention de vérité et de révélation par tout moyen de communication formel ou informel.
  • Il faut également différencier la désinformation, à la savoir un mensonge délibéré fait pour tromper, et la mésinformation qui est une erreur honnête.
  • L’utilisation et le détournement du logo de la Ville de Grenoble par « Vie à Grenoble » pour propager des informations erronées sur les réseaux sociaux à propos de la qualité de l’air est une fausse nouvelle et une opération de désinformation. L’annonce relayée par le DL du soutien de Benoît Hamon à Soukaina Larabi lors des dernière législatives avec l’utilisation du nom et de l’image de Benoit Hamon est une fausse nouvelle et une opération de désinformation.
  • L’assertion que Hubert Dubedout avait une mère kabyle ou que Matthieu Chamussy est un catholique intégriste (même si la robe de bure et les sandales lui iraient si bien 😀 ) sont des rumeurs malveillantes.

Vu le comportement de la Municipalité Grenobloise et la « stratégie intégrale » de communication mise en œuvre par le spécialiste de Machiavel qu’est le conseiller spécial du Maire (il a passé une thèse sur le florentin l’année dernière), étant donné l’amour du « buzz » – qui n’est qu’une forme de rumeur positive ( de nos élus connectés, citons Patrick Boucheron, qui dans la revue Esprit de Mars Avril 2016 déclarait:

« Machiavel refuse de considérer que les bonnes lois dépendent de l’existence d’un législateur vertueux. Elles sont dictées par la nécessité, c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la discorde : « dans toute république, il y a deux humeurs différentes, celle du peuple et celle des grands » et « toutes les lois qui se font en faveur de la liberté naissent de leur opposition». Voici pourquoi « jamais les États ne s’ordonneront sans danger ». Et voici pourquoi la situation la plus dangereuse, au sens machiavélien, est celle où les puissants sont sans vergogne, c’est-à-dire sans cette honte que suscite la crainte de la colère des autres.« 

A méditer, surtout par les élus et certains journalistes.

 

Un commentaire sur “Décidément les fausses nouvelles, on ne s’en sort pas, et là c’est le DL qui s’y colle pour nous donner une leçon (en direct de l’appartement d’Eric Piolle dans le centre ville?)

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  1. <Je m'étonne cher Pascal Clerotte, que vous ne releviez pas , sur la même page du DL consacrée aux rumeurs, le récit amphigourique (!) du maire de Pont de Claix . Il y rapporte avec complaisance une rumeur qui aurait « fait le tour de la ville en une journée » et selon laquelle une valise remplie d'or aurait été trouvée lors de travaux en sous-sol . «  Et l'or vous allez en faire quoi ? » lui aurait lancé un commerçant : «  J'ai convoqué mon cabinet pour avoir le fin mot de l'histoire ; on s'est rendu sur le chantier pour se faire confirmer ce qu'on savait déjà : personne n'avait trouvé de trésor ». C'est tout de même une histoire qui vaut son pesant de cacahuètes, non ? pas tant pour elle-même que pour ce qu'elle révèle de celui qui la raconte.
    Commençons par le plus gros : «  j'ai convoqué mon cabinet « : qui parle ? L'article le précise sans ambiguïté, le maire d'une ville de 11 000 habitants ( 1000 de moins que la Villeneuve) , 6600 inscrits sur les listes électorales, 3302 votants dont 1589 voix pour la liste qu'il conduit au 1er tour de municipales de 2014 ( à Sassenage, commune de taille comparable, avec 2000 voix Yannick Belle est battu) …donc un tout petit, petit maire, bouffi jusqu'à l'extrême, qui prétend «  convoquer son cabinet» pour croiser celle qui en sert de chef après qu'elle eût livré bataille et provoqué la déroute de certains services ( cf. «  Cruella in Le Postillon, 2017 ) et le départ de nombre d'agents, et pas des moindres. Flanquée d'un de ces adjoints falots à qui il a fallu assurer une rente pour bons et loyaux services, pas de quoi être fier de «  son cabinet » sauf s'il le confond avec celui de La métro dont perso, je ne sais rien …
    Mais, voyez comment, contre toute attente (, puisque la rumeur ne porte par sur lui ) – et ,franchement, assez insidieusement – l'édile devient le personnage important de l'histoire : partant d'un récit qui ne le vise pas , il en devient le héros : c'est lui qui commande des travaux négligés par ses prédécesseurs, les oreilles de ses chiens se sont dressées en une journée , c'est lui ( qui d'autre ? ) qui est interpellé par un commerçant, il saisit son staff , se déplace et vérifie ( amusé) qu'il mérite bien sa place haut perchée. Car perché il l'est ! l'ivresse du pouvoir est sans fond…et on en voit les ravages sur Confesson ou Mongaburu que vous aimez à étriller ( pour mon plus grand plaisir …)
    Alors, permettez-moi … quid de votre complaisance à l'égard  de Ferrari ? Tout de même pas l'esprit de parti ? À moins que ….

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