Emmanuel Macron est un diplomate de pâtisserie – et de tapisserie

« Le diplomate est une pâtisserie dont la recette admet beaucoup de variantes, la plus courante et la plus simple se résumant à une génoise imbibée de Grand Marnier (parfois de kirsch) et entrecoupée d’une couche de crème pâtissière fourrée aux fruits confits, l’ensemble étant recouvert de crème Chantilly, elle-même surmontée d’un bigarreau confit.  »

Emmanuel Macron a donc non seulement fait venir Erdogan pour rien, mais l’a en plus humilié. Aussi peu fréquentable Erdogan fut-il, il est tout de même le chef de l’Etat d’un pays allié – qu’on le veuille ou non – membre de l’OTAN et qui dispose de la plus grande armée de l’alliance atlantique (hors USA), il est parfaitement imbécile de le traiter comme cela. Parler à tout le monde oui, mais pas n’importe comment.

Proposer lors d’une visite officielle à un État Membre du Conseil de l’Europe à l’adhésion duquel l’acceptation de la CEDH comme juridiction est obligatoire une « coopération, un partenariat pour préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe » et souhaiter « que la Turquie reste membre de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui regroupe notamment les membres de l’UE « , c’est se foutre ouvertement de sa bugne en public.

C’est infliger un camouflet qui va provoquer une levée de bouclier légitime en Turquie et donc renforcer Erdogan.

Même si Erdogan n’est pas quelqu’un de recommandable, à quoi sert-il de l’humilier pour se faire passer pour le « veurlde lider » (world leader) de l’Europe dans une tentative aussi pathétique que puérile de remplir le vide laissé par Trump (et qui ne va pas subsister très longtemps) et de déborder l’Allemagne tout en croyant naïvement travailler sa propre petite image?

Quant au « rôle de médiateur » de la France au proche et moyen orient, qui déjà était peau de chagrin, ça ne va pas s’arranger. Ça se marre comme des bossus de Washington DC à Pékin en passant par Berlin et Moscou.

Nous écrivions hier « Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan ont un trait de caractère en commun: ils ne conçoivent la politique étrangère que comme un moyen de se renforcer eux-mêmes à l’intérieur, trait de caractère qui sur la scène internationale ne conduit qu’à un seul état: l’isolement. »

Nous avions sinistrement raison.

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