Vous allez me faire voler tout ce bazar et tout de suite!

(Crédit photo: AFP)

Elle drôle notre ministre des Armé.e.es!

« Bon allez, vous me faîtes voler tout le bazar, même s’il y a pas les budgets pour les pièces, l’entretien, pas assez d’aéronefs par rapport à la charge de mission et que certains matériels sont vieux, donc cassent souvent.
Comment ça la turbine a atteint sa limite d’âge? Vous me remplacez ces ailettes dans la journée et on re-engineer les process de révision pour en diviser le temps par dix d’ici trois jours! On est lean là! 6 sigma black-belt à mort!
Entre temps, Mesdames-Messieurs, vous pédalerez On vous fournit bien des sièges éjectables, non?
Vous attendez quoi, des parachutes dorés?
D’ailleurs les bottes de vols sur mesure, ça coûte trop cher. On va remplacer ça par des Todd’s. Et pour les caques, tous au Momo Design: « 

Comment peut-on croire un seul instant que, vu la complexité de ce type de matériel, nos pioupious volants et les « creepers » qui les entretiennent au sol – industriels compris tenus par contrat –  ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour faire voler ces appareils?

Que tout ne soit pas parfait, c’est la vie. Qu’on puisse améliorer continuellement, c’est un fait. Mais le faire dans le calme parce que c’est compliqué est un « must ».

Par ailleurs, que la moitié des aéronefs de combats soient au sol n’a en soi rien d’étonnant vu l’âge moyen de la flotte. C’est même parfaitement normal et logique.
Quand on voit les capacités réelles, qui sont fort heureusement dédiées aux OPEX, que les OPEX sont systématiquement sous-financées, bah les armé.e.es doivent bien trouver l’argent « là ou elle est ». Pas étonnante cette situation: on prend sur ce qui reste sur le territoire national…

Si on disposait de deux fois plus d’appareils, pour le même nombre de personnel, on aurait pas ce problème, non? Ou bien si on disposait de 15% d’appareil récents supplémentaires, itou!

Quel est donc le ratio de motrices TGV en révision par rapport à celles qui roulent? Entre une sur 3 et une sur 5, on nous dit (on n’a pas vérifié. A prendre avec une grosse pincée de système informatique défaillant) . Et ça Mme Parly doit le savoir, puisqu’elle vient de la SNCF.

Les aéronefs de combat doivent toujours être à leur niveau de performance maximum – on ne parle même pas d’optimum là!

Non parce que sinon, ok, on part en mission avec une demi-combustion, et la bombe à guidage laser à plusieurs centaines de milliers d’euros, on la larguera au viseur Norden, tranquillou, hein!, en pilotage automatique car on n’a jamais que deux mains et une paire d’zoeils!

Ah mais non: il s’agit de privatiser!
Ben alors on va faire simple: on achète du matos américain et on contracte Dyncorp International…  (Hin! Hin!)

Quant à la comparaison avec l’Australie, elle est proprement ridicule. L’excellente armée australienne ne s’approche pas en rêve de l’intensité des OPEX françaises, et avec un budget moyen de presque 50% supérieur par durée de vie d’un appareil nous dit-on (on a pas vérifié, cela dit, donc à prendre avec une grosse pincée de GBU), bah, c’est par conséquent pas comparable!

 

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