Collusion de Trump avec la Russie: la Deutsche Bank mouillée jusqu’au cou

Le système était simple. Pour faire sortir des milliards (au moins 10) pas trop propres de Russie, il faut (a) l’aval du Kremlin (donc de très bonnes connexions politiques) et (b) une banque occidentale à la réputation solide.

A partir de là, quelqu’un arrive chez la Deutsche Bank  à l’étranger en disant: « j’ai pour 5 millions de dollars d’actions de telle entreprise à vendre OTC (over the counter = de gré à gré, donc sur des marchés non régulés) ». Dans le même temps, celui qui veut blanchir l’argent débarque au bureau moscovite de la Deutsche Bank soit lui-même soit via l’intermédiaire de sa banque et dit: « j’aimerais bien acheter pour 5 millions de dollars d’actions de telle entreprise ». La Deutsche Bank répond: Kein Problem, nema problema, on a ça, on va vous faire ça.
La vente se fait par l’intermédiaire de la Deutsche Bank qui prélève au passage une grosse commission. La DB achète au vendeur qu’elle paie, et revend à l’acheteur qui la paie.
Bien sûr l’astuce est que le vendeur soit un homme de paille de l’acheteur ou bien que l’acheteur et le vendeur représentent en fait la même entité (au sens de bénéficiaire) dissimulée par des sociétés écrans dans des paradis fiscaux…
Et le tour est joué.

Cela s’appelle du « trading miroir ». La Deutsche Bank est suspectée par les autorités américaines d’avoir blanchi de la sorte plus de 10 milliards de dollars en 3 ans aux USA seulement! On peut donc imaginer les sommes en jeu au niveau mondial…

Deutsche Bank a payé une amende de 425 millions de dollars à l’Etat de New York pour cette opération de blanchissement. Trump a licencié le procureur qui dirigeait l’enquête au niveau fédéral, enquête qui depuis est dormante alors que tous les spécialistes prévoyaient une amende d’un montant tel que la survie même de la Deutsche Bank était en jeu.

Pourquoi est-ce important dans l’affaire Trump: parce que la Deutsche Bank est le plus gros créditeur de la Trump Organisation (on parle de plus d’un milliard de dollars), alors qu’aucune banque n’est dans les faits disposée à prêter de l’argent à Trump, parce qu’il ne rembourse pas ses dettes. En 2008, La Deutsche Bank a exigé à Trump un arriéré de remboursement de 40 millions. Trump a réagi en trainant la Deutsche Bank en justice pour 3 milliards de dollars. Et la Deutsche Bank a malgré tout continué à lui prêter des centaines de millions de dollars.

Et donc Robert Muller, le procureur spécial, a, selon de Handelsblatt (journal économique allemand), « subpoena » (réquisitionné) une flopée de documents de la Deutsche Bank, qui avait recruté le fils du Présidenr la VTB, une banque d’État Russe, qui avait envoyé son numéro deux rencontrer l’équipe de campagne de Trump. On estime de Deutsche Bank a touché entre 500 millions et 1 milliards de dollars par an de commissions, dont plus de 80% avec la seule VTB, apparemment la pièce maîtresse du système de blanchissement du côté russe.

La VTB n’est pas la seule banque russe qui aurait financé Trump par le truchement de la Deutstche Bank par ailleurs. Son genre, Jared Kushner, aurait également bénéficié de certaines largesses russes via Israël cette fois-ci, largesses qui seraient également examinées à la loupe.

Rachel Maddow explique tout cela très bien  mais c’est en Anglais.

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