Wow! Wow! Wow! Wow! Wow! Alerte innovation copernicienne!!!!

On apprend dans cet article que la fumeuse « police de la sécurité du quotidien » va consister en une augmentation des effectifs et de la vidéosurveillance!

Innovation copernicienne sortie tout droit du cerveau de Gérard Collomb! Vous allez voir ce que vous allez voir!

Nous vous renvoyons à nos commentaires quant aux objectifs de ce bazar.

Nous le répétons, le refus catégorique d’Eric Piolle de la vidéosurveillance est aussi dogmatique qu’imbécile. La vidéosurveillance est un outil qui, quand il est bien utilisé et surtout de manière dynamique, s’il n’empêche pas la commission de délits, en revanche en rend d’autre plus difficile, comme les activités des trafiquants de drogue qui fonctionnent par point de vente.
Comme tous les outils, il s’agit de bien savoir l’utiliser, de ne pas vouloir tout surveiller, mais de surveiller les endroits qui doivent l’être, et d’en changer dès que la nécessité s’en fait sentir. Quand on se taille les ongles à la hache, on risque d’y laisser un doigt.

On nous dit que la réforme est plus ambitieuse que cela. Soit. Sauf qu’on attend encore les explications tant de doctrine que d’organisation et d’emploi des forces.  Pour le moment que du flou. Ce qui nous laisse penser que malgré les augmentations d’effectifs alors que le budget 2018 ne suit pas en terme de formation, d’équipement et de moyens généraux, on a surtout à faire à un jeu de chaises musicales.

Réformer les procédures administratives? Cela n’aura strictement aucun impact car il faudra toujours des enquêteurs pour établir les faits. La flagrance elle, nécessite des képis sur le terrain.

La Police de Proximité est avant tout une problématique opérationnelle, pas administrative ni procédurale une fois une procédure engagée.

Il faudrait plutôt commencer par tordre le cou à la politique du résultat, du chiffre –  qui avait d’ailleurs été introduite en même temps que la police de proximité.

C’est elle qui pose problème, parce qu’elle n’a pas en réalité pour objectif de bien policer mais de générer des statistiques ex-ante (parce que sous forme d’objectifs chiffrés par infraction) pour que les politiques puissent s’en vanter et répondre dans le temps médiatique, qui n’est pas le temps judiciaire.

Elle a un double effet pervers immédiat: une police au service du pouvoir non pas des citoyens et des forces de l’ordre sous pression constante des politiques, donc des forces de l’ordre épuisées et démotivées. 

 

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