Voilà pourquoi M. Plenel est un nocif tordu.

Non M. Plenel, les Rohnigyas ne sont pas une « communauté musulmane ».

Ce besoin de tout communautariser selon des lignes confessionnelles est non seulement insupportable, nocif, dangereux mais également parfaitement fallacieux. Réduire toute « identité » au seul fait religieux a un nom: le fondamentalisme.

Le problème n’a rien de religieux et dure depuis des lustres

Les Rohingyas ne sont pas une « communauté musulmane » mais une ethnie différente, indoeuropéenne et non pas asiatique, qui ne parle pas le lolo-birman, langue asiatique, mais un dialecte du bengali, langue indo-européenne! C’est pour cela qu’ils sont considérés à tort – ce qui n’était pas le cas avant 1962 – par la majorité asiatique comme des étrangers, des bangladais.

La religion n’a rien à voir avec ce qui se passe et qui dure depuis un bail! La religion a été introduite dans cette triste affaire il y a une dizaine d’année, on verra par qui plus bas.

D’ailleurs, quand on lit le chapeau de l’article – outre le fait que le journaliste  parle de communauté ce qui est faux – il n’est absolument pas question de religion.

mediapart

Donc le problème n’est pas Médiapart comme Média, mais bien son directeur de la publication, M. Plenel.

Ce qui est en train de se passer en Birmanie – et qui par ailleurs dure depuis des décennies, depuis 1962 pour être précis, date de l’arrivée au pouvoir du dictateur Ne Win et de l’imposition de politiques de « birmanisation » par la force (tenez, concomitamment aux politiques d’arabisation par la force. Dans des proportions bien évidement moindres, on pourrait faire une analogie entre la situation des Rohingyas alors et celle des Kabyles en Algérie, par exemple) –  c’est la persécution d’un groupe ethnique et son expulsion manu militari accompagnées depuis 2012 d’atrocités indicibles. Privés de la nationalité birmane en 1982, les Rohingyas n’ont aucun droit politique, économique, social et culturel depuis 35 ans.

Depuis octobre 2016 et la fondation de L’Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakaran, l’État de l’Akaran est dans les faits en état de guerre civile. Si la situation des Rohingyas est tout bonnement inacceptable depuis 1962, alors que tout le monde la découvre bien qu’elle fut parfaitement connue , ce qui a changé c’est le passage à la lutte armée, avec une organisation dirigée par un Rohingya, Ata Ullah, né à Karachi (Pakistan) et ayant grandi en Arabie Saoudite. Vous le voyez le problème? 

Et comme toujours, ce sont les gens dont la situation est déjà inique qui trinquent, pendant que des certains font le djihad et qu’un État qui reste dans les faits une dictature militaire réagit, ben, comme une dictature militaire, de manière criminelle.

Il va falloir qu’on arrête de raconter n’importe quoi, surtout quand l’affaire est aussi grave.

Donc on écrit: « Les Rohingyas, cette minorité ethnique opprimée depuis les années 60 », parce que c’est la réalité.

C’est l’introduction par l’extérieur du fait religieux dans ce problème qui est la cause de l’atroce escalade qui se déroule (presque) sous nos yeux.

Pourquoi toujours ces quelques mots qui distordent la réalité, M. Plenel? Pourquoi? Ça sert à quoi?

 

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