Des bureaux de Western Union dans les zones contrôlées par Daesh? Me dites pas que c’est pas vrai!

(Illustration: djihadistes célébrant la réception de leur RSA à Raqqa, devant le bureau de Western Union – cette légende est 100% bullshit, bien évidemment)

Cela tombe à point nommé! Des djihadistes français auraient reçus des allocations – chômage, familiale, RSA etc. – alors qu’ils combattaient avec Daesh en Syrie, le tout par Western Union.

Bon, on imagine déjà le bureau de Western Union à Raqqa. Ou bien on imagine des djihadistes aller tranquillement chercher des mandats (car c’est ce qu’est Western Union, un service de mandat sans La Poste qui va avec) à Damas ou Lattaquié.

D’abord, il y a la hawala (c’est bête, hawala signifie mandat ou virement en arabe) qui est un système de transfert de fond parfaitement informel (donc souvent illégal) basé sur la confiance et la compensation, qui fonctionne extrêmement bien et coûte moins cher que Western Union. De la Mauritanie à la Norvège en passant par l’Afghanistan, ça fonctionne. Plus rapidement que le système bancaire.

Ensuite, comment voulez que dans une zone de guerre où Daesh n’est pas un force conventionnelle (imaginez un vaguemestre chez Daesh?), d’éventuels mandats puissent joindre leurs destinataires.

En revanche, ce qui est possible, c’est que des mandats Western Union aient été transférés dans d’autres pays puis ensuite acheminés en cash sur place. Mais ça c’est une autre histoire.

Et qu’on arrête de nous prendre pour des buses: pour envoyer un mandant Western Union de France, il faut présenter sa pièce d’identité. Et le mandat passe par un système informatique global, commun à toutes les agences, même au fin fond des Ifoghas. Les services de renseignement surveillent cela comme le lait sur le feu.

Que des allocs payées en France aient finies chez les tarés de Daesh est possible.

Mais nous sommes là en présence de ce qui n’est même plus de la « public diplomacy », mais une opération psychologique visant à faire taire toute contestation et opposition au flicage des chômeurs.

Le financement du terrorisme passe certes pas la fraude – sociale, au crédit à la consommation etc. – comme nous l’a montré l’équipe sanglante de Coulibali et des frères Kouachi, par exemple.

Oui, les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Mais il ne faut pas non plus nous prendre pour des buses: le timing est juste trop opportun pour être crédible.

 

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