Leçon d’économie politique à l’usage du Président de la République, du gouvernement, de la majorité parlementaire et des marcheurs

Notre ami Robert Reich débat avec le père de l’économie du ruissellement par la politique de l’offre (ce que Macron est en train de faire avec le budget 2018 et a fait depuis 2012, comme conseiller de Hollande puis ministre de l’économie), Arthur Laffer chez Intelligence².

Autant dire que Robert Reich renvoie M. Trickle-Down dans ces 15 mètres et c’est le Touch Down!!!

Le débat est à voir ici

Morceaux choisis:

« Nous avons un énorme déficit budgétaire, la dette représente plus de  85% de notre PIB, et pour réduire ce déficit, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut une combinaison d’augmentation des impôts et de baisse des dépenses publiques. (…) La Commission Simpson-Bowles a par exemple dit qu’il fallait un dollar d’augmentation d’impôt pour 3 dollars de baisse des dépenses publiques, mais quelque soit l’endroit où on place le curseur, il va falloir des augmentation d’impôts (…)

Ce n’est pas tant de savoir de combien réduire ou augmenter la dépense publique, de baisser ou d’augmenter les impôts qui importe mais de déterminer dans quelles proportions chaque différente catégorie pourra le supporter (…)

« Le taux maximal d’imposition marginal  (celui s’appliquant aux plus riches) s’élevait avant 1981 à au moins 70% » (NDR: le ruissellement, c’est la reaganomics, qui plongé les USA dans une crise économique profonde durant les deux mandats de Reagan et qui, allié à la dérégulation tous azimuts, a donné le krack boursier d’octobre 1987)(…)

Sous la présidence de Dwight D. Eisenhower, un républicain qu’on ne peut pas taxer de socialisme, le taux d’imposition marginal était de 91%. Si on enlève les déduction et autres niches fiscales, sous Eisenhower le taux maximal effectif  d’imposition (NDR: le taux d’impôt réellement payé)  s’élevait à 56%. (…)

(…) Sous le Président que j’ai eu l’honneur de servir, Bill Clinton, nous avons augmenté les impôts et 22 millions d’emplois ont été crées. C’est le boom le plus important et le plus long de l’histoire moderne des USA.(…)

Pour conclure:  (1) on doit augmenter les impôts pour faire face au déficit budgétaire, quelque soit votre idéologie, pour ou contre un « gros » gouvernement et (2) les riches ne se sont jamais aussi bien porté alors que le revenu réel de la classe à baissé de 8% depuis 2000 et (3) la pression fiscale exercées sur les riches est comparativement beaucoup plus faible que celle exercée sur les classes moyennes et populaires. »

Quod Est Demonstrandum( en français: CQFD)

 

 

 »

 

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