Et Macron tacla Trump?

On nous dit que le discours d’Emmanuel Macron à l’ONU est diamétralement opposé à celui de Trump.
A l’outrance on répond par des mièvreries?

Dans les cours de collège, on appelle ça un concours de bite.

Se poser en contrepoint de Trump n’est pas se démarquer de Trump, contrairement à ce que croient les « complexes ». Une pièce à deux faces opposées, mais ça reste la même pièce.

Illustration de la vacuité de Macron en matière de politique extérieure et de son manque de compréhension de la marche du vaste monde, qui n’est pas binaire et ne tourne plus depuis longtemps autour de deux blocs (l’a t-il jamais fait, d’ailleurs?).

Car enfin! Trump est aujourd’hui tellement faible que concevoir un discours pour qu’il soit perçu comme un contrepoint, il n’y pas pire aveu de faiblesse! Tacler Trump sur son mur, obsession qui fait hurler de rire le reste de la planète, est-ce faire preuve d’intelligence?

Une fois de plus, le Président de la République ramène tout à lui, pour des expédients de politique intérieure et de communication.

Quand à dire que ce ne sont pas les murs qui protègent, nous sommes d’accord. Mais la loi sécuritaire concoctée par Macron et son Ministre de l’Intérieur, si ça c’est pas de la pure mentalité de ligne Maginot, qu’est-ce?

Quelle complexité y a t-il dans un discours emprunt de compassionnel victimaire d’un côté (comme l’a si bien dit Robert Badinter, la France est le pays de la déclaration des droits de l’Homme, pas le pays des droits de l’Homme), et de l’autre jouant sur l’éculée stratégie de la tension, sur les peurs et les angoisses en espérant créer une « tunnel vision » qui permettra de dire « il n’y pas d’alternative » à des fins de stricte politique intérieure?

Prenons un simple exemple: « La Corée du Nord nous menace ». C’est faux. La Corée du Nord est une menace avant tout régionale et elle ne menace pas l’Europe, même avec des ICBM. L’inique régime Nord Coréen a tiré les leçons de ce qui est arrivé à Kadhafi après qu’il eut « normalisé » son régime. L’arme nucléaire ne vaut plus si on l’utilise puisque cela annule la dissuasion, en essence. La problématique de la prolifération est d’une autre nature, et on voit par exemple dans le cas de l’Iran que quand le problème est pris par le bon bout et de manière constructive, on obtient de résultats.

Le jour où on aura compris qu’un régime étranger n’est une variable que pour son propre peuple et pour les autres une donnée, ça ira mieux. Non pas qu’il faille renoncer à influencer car ce serait nier la diplomatie, mais de là à agir en lieu et place des peuples sur la base de principes qui seront forcément sujets à caution…
Si des peuples ne sont pas capables de secouer leurs chaînes, qu’il en soit ainsi. Nous ne pourrons rien y changer, si ce n’est que créer plus de chaos.

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