Nous disions que M. El Guerrab n’était pas honorable. En voilà la démonstration.

Il y a un très beau proverbe marocain qui dit; « ils ont peur, mais ils n’ont pas de honte ».

Voilà ce que disent les dépositions recueillies par la Police durant dans l’affaire des coups de casques portés par M. El Guerrab ayant envoyé Boris Faure en soin intensifs.

Rappelons qu’il s’agit d’une enquête de flagrance à proprement parler et pas par présomption, c’est à dire que les faits reprochés à M. El Guerrab sont établis sans ambiguïté aucune. C’est également pour cela que l’immunité parlementaire de M. El Guerrab ne joue pas. De la même manière, l’excuse de provocation ne s’applique pas, nous avons expliqué pourquoi ici. Même maître Dupont-Moretti aura du mal à sortir M. El Guerrab du pétrin dans lequel il s’est mis parce que (a) il n’y a pas eu un geste de défense mais deux, le deuxième ayant été porté alors que Boris Faure était à terre et (b) asséner un coup de casque est-il pas un geste de défense proportionné?

Nous voyons qu’un député de la République, mis en examen et déféré pour violences volontaires avec arme, se comporte comme un petit dealer qui, après s’être fait choppé par la BAC avec 500 grammes de chichon et 30 cocottes de cocaïne, hurle en comparution immédiate aux violences policières et accuse les policiers d’avoir proféré des propos racistes afin de s’en sortir.

Une fois encore, la seule issue honorable pour M. El Guerrab est de démissionner, car on est en droit  d’attendre d’un parlementaire qu’il se maîtrise.

Ce genre de défense non seulement est délétère, non seulement aggrave le cas de M. El Guerrab, mais confirme que M. El Guerrab n’est tout simplement pas digne de faire partie de notre représentation nationale. C’est pas parce que ce petit Monsieur a été reçu par S.A.R. Mohammed VI après son élection que cela donne droit à tout. Bien au contraire, M. El Guerrab par son comportement conforte dans l’esprit de beaucoup de monde un stéréotype culturel qui est très loin de se vérifier en dehors du cercle restreint de la petite délinquance et de ceux qui ont très mal profité de la bonne éducation qu’ont tenté de leur donner leur parents. C’est à la fois malheureux et inacceptable. Pour tout le monde.

Boris Faure a eu raison de porter plainte en diffamation et pour accusations mensongères, et M. El Guerrab sera peut-être condamné pour ces faits également.

On spécule également sur le fait que la loi de moralisation ne prévoit pas de peine complémentaire d’inéligibilité pour des faits de violence. Pas de panique: il existe toujours la peine complémentaire d’interdiction des droit civiques, civils et de famille prononcée.

Cette peine complémentaire peut être prononcée à la discrétion du juge pour une durée temporaire. Il suffit donc de priver M. El Guerrab de ces droits pendant 3 mois pour qu’il perde automatiquement son mandant de député, ce que ne manquera pas de d’exiger la partie civile si M. El Guerrab n’a pas démissionné avant son procès.

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