Ze suis le Zef. Zuite et fin.

Enfin une transcription partielle de l’audition du Général De Villiers devant la Commission de Défense et des Forces Armées le 12 juiller 2017. (non Le Figaro, ce n’est pas une audition incroyable, mais une audition devant la seule institution représentant le peuple d’un grand professionnel qui fait son travail: présenter la réalité de l’état de nos Armées et des leurs besoins pour répondre à long terme aux impératifs stratégiques – qui se déroulent à long terme).

Extrait (lisez l’ensemble de l’article, vous verrez la rigueur de la pensée du bonhomme; ce qui est complexe formulé sans rigueur n’est qu’ abscons et incompréhensible).

« Nos armées sont confrontées depuis plusieurs années à une situation de forte tension, sous l’effet combiné d’un niveau d’engagement très élevé s’inscrivant dans la durée – 30 000 soldats en posture opérationnelle, de jour comme de nuit, depuis plus de deux ans – et d’un contexte budgétaire compliqué. Ce grand écart n’est pas tenable, je suis désolé de devoir vous le dire avec force ! Notre liberté d’action en souffre. Ainsi, je suis de plus en plus souvent contraint de reporter ou d’annuler certaines opérations, faute de moyens disponibles. La dépendance vis-à-vis de nos alliés, notamment américains, touche ses limites parce qu’eux aussi doivent faire face au durcissement de la situation et à la multiplication des priorités ».

Ca va tout de même un peu plus loin que « je ne vais pas me laisser baiser »!

Nous vous le disions, nos armées abritent des intellectuels de très haut vol, qui contrairement à beaucoup de leurs collègues civils, savent également agir parce que c’est un peu leur métier qui le veut. Il est intéressant de les écouter.

Gageons que cette publication est le fait de l’Élysée et du gouvernement, car, le dommage étant fait, autant publier cela, parce que cyniquement on croit que cela va apaiser la troupe et tuera le débat (vous allez voir, dans quelques jours: budget 2018 et tout le toutim).

Une fois de plus, tentative de gribouilles, de communicants à deux balles, qui ne vivent que d’expédients.

La confiance des armées en leur commandant en zef ne se restaurera que par des actes – pas du cosplay. Car détruire la confiance se fait l’instant d’une phrase. La construire, c’est de longue haleine. Alors quand celui qui l’a détruite doit la reconstruire, et qu’il n’y a personne au dessus de lui….

La peur suint. Elle se sent. Au sens propre, olfactif.

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