Caroline Abadie est bien une marcheuse: incompétence et contre-vérités

En Réponse à l’intervention de François Ruffin qui retraçait la carrière d’Emmanuel Macron en dénonçant le pantouflage, Mme Abadie, députée de la 8eme circonscription de l’Isère qui a pourtant étudié le droit avant de travailler dans le conseil en recrutement puis de tenir des chambres d’hôtels avec son mari, raconte n’importe quoi.

  1. Non, il n’y a pas de caractérisation pénale du conflit d’intérêt en France (pas plus que dans n’importe qu’elle autre démocratie d’ailleurs), uniquement de ses conséquences, notamment sous la forme des délits de prise illégale d’intérêt et de trafic d’influence. Il existe en revanche deux lois pour les prévenir depuis 1993 (loi Sapin) puis 2016 (Loi Sapin 2), parce que les conflits d’intérêts décrédibilisent l’action publique et sont l’antichambre de la corruption (les deux délits cités plus haut sont des délits de corruption). Par ailleurs soulignons qu’il n’est pas possible de pénaliser le conflit d’intérêt car ces situations surviennent sans être en elle-mêmes délictuelles: il est possible que, par exemple, l’entreprise du cousin d’un maire remporte un marché public de manière parfaitement régulière. C’est pourquoi le Maire doit se récuser du dossier, afin que le conflit d’intérêt disparaisse. C’est pourquoi ne sont pénalisées que les conséquences des conflits d’intérêt qui elles découlent de comportements, infraction formelles ou matérielles.
  2. Non, il n’y a pas de diffamation dans l’enceinte du Parlement où les parlementaires sont libres de dire ce qu’ils veulent du moment que cela restent dans les limite de la controverse politique, ce qui est très large et autorise à dire à peu près tout!

Mme Abadie, on vous savait peu sérieuse.  Nous avons la confirmation. Au lieu de lire les petits papiers que le « cabinet » vous donne, travaillez un peu. Car une telle nullité n’est tout simplement pas acceptable.  Vous connaissez les moteurs de recherche sur internet? Alors vous tapez « pénalisation des conflits d’intérêts ». 10 secondes et vous avez votre réponse.

Quant à la députée LR Annie Genevard qui affirme « que l’usage est qu’on ne met jamais en cause le Président de la République à l’Assemblée », là, on croit rêver puisque le rôle du Parlement est justement de contrôler l’exécutif, y compris de le destituer si besoin est! En matière de mise en cause, nous sommes servis, vous ne trouvez pas?

Mesdames, nous exigeons de vous le sérieux le plus total. Et vite. Merci.

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