Festival du court-métrage: l’histoire ne commence pas le jour où on naquit, ou celui où on fut élu.

Rosine Boyadjian nous a fait part d’un coup de gueule aussi bien senti que bien écrit. Avec son autorisation, nous le répercutons.

Avec un liminaire.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore acheté (et dont avons les noms), dans le dernier numéro du Postillon, on peut y lire une interview de l’ancienne adjointe à la culture de la bonne ville de Saint Martin d’Hères, qui affirme les élus devraient se taire et laisser les gens parler.
Et arrêter de foutre leur tronche de partout. Avec des éditos écrit par des gens qui ne savent pas écrire.

Nous laissons (enfin) la parole à Rosine, et nous la remercions de ces mots si bien sentis. Merci, Rosine.

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La plaquette de présentation du festival du court métrage de Grenoble 40ème édition comporte un  » édito » du maire de Grenoble qui vaut son pesant de cacahuètes ; bien sûr, ces « éditos » ne sont pas faits pour être lus , ils justifient auprès du contribuable le soutien apporté en son nom, et avec ses sous à telle ou telle manifestation.

Ainsi le président du département évoque le public nombreux , le président de la région remercie l’équipe de la cinémathèque et les bénévoles. Tout cela est convenu.

C’est sans doute là que l’impayable édile grenoblois a voulu surprendre : le festival serait selon lui , un rendez-vous de « cinéphiles d’ici et d’ailleurs » … (vraiment ? ).

Sous sa plume, la place Saint André devient « une agora » et prétexte à un story telling où Grenoble est une « ville de cinéma », où « la cinémathèque derrière son enseigne rouge valorise un certain regard sur la création cinématographique dans sa diversité »  ?

Après la cible « marketing  »(les cinéphiles) , le strory telling , voilà les mots vides de sens.

Place aux messages : « le cinéma Juliet Berto et sa lanterne tout aussi rouge accueille une myriade ( vraiment ? ) de festivals, de projections et de rencontres non loin du pôle de cinéma associatif qui abrite plusieurs associations mobilisées pour le 7è art à Grenoble ».

  • Premier message ; y’a pas que la cinémathèque !
  • Deuxième message : l’existence un « pôle » constitué de plusieurs assos qui défendent le 7è art ( vraiment ?) .

La conclusion est comme un bouquet final : les mots de Juliet Berto dans La chinoise de Godard sur le soleil, rouge, quand il se couche ( la lanterne, l’enseigne ? ) mais qui, pour elle, ne se couche jamais …

C’est pourquoi , selon l’édile, ils « sonnent si bien sur cette place » ( ? ).

Je serais la directrice de la cinémathèque, je m’inquiéterais pour l’avenir :

  • soit on la prévient qu’il ne faut pas qu’elle se croit toute seule, et le faire en cet endroit est d’une indélicatesse rare,
  • soit au contraire qu’il lui faudra faire avec la myriade, et pareil, est-ce bien le lieu ?

Pas un mot pour remercier les organisateurs, professionnels et bénévoles d’un festival qui tient la route depuis 40 ans. Une ignorance crasse de qui fréquente le festival et pourquoi. Il ne fait pas de doute que le texte n’est pas écrit par son signataire, l’a-t -il seulement lu ? Et l’adjointe « aux cultures » ? peut-être …

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