Si nous vous fessons, Monsieur Confesson, que reste t-il?

Et bien nous allons le savoir tout suite!

Permettez-nous (vous voyez, on vous demande même votre avis) M. Confesson de commenter votre commentaire sur le mur de M. Safar à propos de l’article de Place Gre’net dans lequel sa rédactrice en chef expose les méthodes et les comportements du Maire de Grenoble, de son cabinet et de sa majorité vis-à-vis de la presse.

Votre commentaire est une apogée d’arguties. C’est inquiétant pour un doctorant à Science Po et membre du comité scientifique de cette même institution. Nous allons donc vous aider à vous reprendre.

Une presse libre, M. Confesson, c’est une presse qui écrit ce qu’elle veut à partir du moment où les faits qu’elle rapporte sont vrais, vérifiés et vérifiables.

La neutralité de la presse est un mirage.

Vincent Peyret, le Rédacteur-en-Chef du Postillon l’a très bien écrit et sérié dans une tribune parue dans Place Gre’net suite au procès en diffamation que lui a intenté M. Christophe Ferrari, Président de la Métro et Maire de Le Pont-de-Claix, procès par lequel M. Ferrari s’est d’ailleurs couvert de ridicule auprès de la majeure partie l’opinion publique:

« Cette « absence d’objectivité », nous la revendiquons. Il faut être soit fou soit salarié des Affiches de Grenoble et du Dauphiné pour prétendre faire du journalisme « objectif ». Écrire, c’est choisir. Décider de traiter un sujet plutôt qu’un autre, ce n’est pas objectif. Laisser tant de place à un fait divers ou à un match de foot, ce n’est pas objectif. L’enchaînement des mots, des phrases, des paragraphes, le choix des personnes interrogées ou des photos d’illustrations : rien n’est objectif. »

A partir du moment où les faits rapportés sont vrais, la presse les analyse et les interprète comme elle le choisit, et ni vous, ni M. Piolle, ni M. Lesourt ni qui que ce soit d’autre n’a de prise là dessus. C’est ce qui conduit à ce que les mêmes faits rapportés par Le Figaro et par L’Humanité ne donnent pas les même articles. C’est ce qu’on appelle la liberté d’opinion.

Si vous prenez la peine de vous pencher sur des travaux sérieux de médiologie, notamment ceux de Dominique Wolton, vous constaterez que l’objectivité est relative, non pas absolue. C’est parce que Le Figaro a une subjectivité de droite et l’Humanité une subjectivité de gauche qu’ils sont objectifs respectivement pour des lecteurs de droite et des lecteurs de gauche. Et ce qui importe c’est la véracité des faits rapportés, qui seule garantit la liberté d’opinion.

Vous confondez vérité, réalité et objectivité. Ce ne sont pas les mêmes objets.

Aucun média n’a à vous rendre compte de sa ligne éditoriale ou à se plier à des « protocoles » que vous tenteriez d’imposer.

  • Qui donc êtes vous pour juger que « la ligne éditoriale de Place Gre’net n’est pas celle d’un média indépendant »?  Vu ce que nous venons de vous exposer, pourriez nous démontrer, faits vérifiés et vérifiables à l’appui, que Place Gre’net n’est pas un média indépendant?
  • Quel égocentrique, quel petit nombriliste êtes vous pour oser écrire « Les médias d’opposition ont toute leur légitimité et le droit d’exister »? Comment osez vous ainsi poser que la presse doit se définir par rapport à vous, puisque vous la qualifiez « d’opposition » parce que vous êtes dans la majorité? Il faudrait grandir un peu, sortir de l’âge bête, virer votre cuti, arrêter les roudoudous, enlever les doigts de votre nez, cessez d’agiter votre hochet et comprendre que le monde ne tourne pas autour vous, tout comme l’Histoire n’a pas commencé le jour de votre élection.
  • Quelle conception de la démocratie promouvez-vous en assénant: « Les journalistes ont le droit d’avoir leur point de vue, nous le notre. Dont acte »? Vous êtes élu, vous disposez de moyens et d’argent public, vous prenez des décisions au nom de grenoblois: c’est à vous de rendre des comptes, notamment par voie de presse. Le rôle des journalistes est d’informer, c’est à dire de rapporter des faits véridiques et de mettre à jour en croisant l’information et les sources les faits que vous cherchez à dissimuler.

Oui Monsieur Confesson, « La liberté de la presse présente des inconvénients. Mais moins que l’absence de liberté ».

Vous ne devinerez jamais de qui est cet aphorisme, que vous devriez faire vôtre, plutôt que d’user argumenta ad Personam et ad Hominem dans le seul but de discréditer et d’invalider le travail de journalistes qui n’écrivent pas ce que vous souhaitez.

Êtes-vous seulement capable de le faire?

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